Que ce soit en solo ou en multijoueur, le RPG est un genre qui passionne de nombreux joueurs. Le RPG, c’est avant tout un genre de jeu vidéo dans lequel on peut vivre une aventure palpitante, et très souvent dans un monde unique, rempli de lieux et de créatures mystérieuses. Retrouvez notre sélection des plus grands titres des genres RPG et MMORPG, que ce soient des jeux de rôle pionniers dans leur gameplay ou des MMORPG incontournables pour toute une génération de joueurs passionnés.
Un panorama des RPG et MMORPG phares à travers les époques
RPG emblématiques de la fin du XXe siècle, Baldur’s Gate et Baldur’s Gate II: Shadows of Amn ont fait la réputation de BioWare dans le monde des RPG. Les missions étaient stupéfiantes et au lieu de se concentrer sur du texte ou des statistiques, les créateurs ont mis l’aventure au premier plan. Le second opus surpassa le premier pour devenir l’une des plus grandes références du genre. Les personnages sont réalistes et le jeu présente un gameplay hybride à base de temps réel et de « pause-active ». Majoritairement en temps réel, il permet de mettre en pause à tout moment via la touche espace, afin de planifier les prochaines actions. Développé par le studio belge Larian Studios, Baldur’s Gate III reprend le flambeau de la saga, vingt ans après son dernier épisode. L’univers du jeu est entièrement en 3D, et les dialogues sont tous doublés et animés en cinématiques. Le titre est sorti officiellement le 3 août 2023. Il est en réalité le fruit d’une longue gestation, après un premier projet avorté par BioWare dans la foulée du deuxième épisode, puis un second par le studio Obsidian en 2008 (Neverwinter Nights 2, Pillars of Eternity, Star Wars: KOTOR, Tyranny…). Ce troisième opus a été un tel succès qu’il a été nommé Goty (Game Of The Year) 2023.
Généralement davantage perçue comme un first person shooter (FPS) qu’un jeu de rôle, la franchise BioShock est à mi-chemin entre les deux genres. Elle est en quelque sorte la synthèse d’éléments purement RPG et d’autres bien plus liés au monde du shooter. Ce n’est d’ailleurs pas une surprise puisque ses principaux instigateurs ont travaillé sur les franchises Ultima Underworld et plus encore System Shock avant de se lancer sur BioShock. Sorti en 2007, le premier opus a fait sensation auprès des critiques et des joueurs. Son univers était certes relativement fermé, mais la liberté d’action accordée au joueur était impressionnante. À peine améliorée, la suite - BioShock 2 - avait déçu même si le résultat restait très sérieux. En revanche, avec BioShock Infinite et le retour aux affaires de Ken Levine, nous avons pu découvrir un titre peut-être encore plus tourné vers le FPS, mais aussi doté d’une identité et capable d’aborder des thèmes résolument adultes.
Dark Souls est l’une des grandes références dans le monde des RPG d’horreur. Il a été comparé à un Zelda pour adultes et sans princesse à sauver. On se rapproche des films Saw où il faut éviter les pièges d’un génie dérangé. Il se démarque des RPG traditionnels puisqu’il ne demande pas de parcourir de longues distances pour chercher des objets ou accomplir des missions. Il reste néanmoins fidèle au genre et au gameplay exigeant, quitte à mettre l’histoire au second plan. Les combats sont intenses et le jeu tourne autour de la mise à jour d’armes et d’armures. Le niveau de difficulté est assez élevé. Le jeu est désormais disponible dans une version remasterisée. Avec Dark Souls 3, From Software nous livre la conclusion épique de l’aventure débutée en 2009 avec Demon’s Souls. Suite directe du précédent, ce nouvel épisode nous plonge une fois encore dans l’univers crépusculaire de la licence où il faudra lutter pied à pied contre des monstres toujours plus impressionnants. Côté gameplay, le studio n’a pas révolutionné la formule établie au fil des épisodes et les joueurs devront se préparer, une fois encore, à vivre une expérience de jeu qui ne pardonne pas, et où chaque erreur se paie au prix fort.
La réputation de Deus Ex tient dans une recette longue à décrire: monde futuriste et ouvert, histoire complexe tournant autour de conspirations, et de nombreuses fins ouvertes qui influencent l’histoire. Le gameplay très varié tourne autour des optimisations transhumanistes mises à la disposition du protagoniste. Les graphismes étaient moyens et les animations un peu trop rigides. Référence qui hélas a été contrainte de composer avec un second opus - Invisible War - bâclé. Les fans de la première heure ont dû patienter près de dix ans pour qu’une suite digne de nom leur parvienne. Avec Human Revolution puis Mankind Divided, les développeurs proposent deux préludes au premier épisode de la franchise. Nous y incarnons Adam Jensen, humain augmenté, et travaillons en tant qu’agent secret spécialiste des opérations d’infiltration. Suite aux événements de Human Revolution, les augmentés sont massivement rejetés par la population qui les traite en parias. Baignant dans un climat de peur et de violence, Mankind Divided enfonce le clou en traitant ouvertement de racisme et d’oppression. L’histoire est restée simple, mais le jeu est devenu la plus grande référence du hack & slash.
Au fur et à mesure que vous rencontrez des démons, votre rôle est de les tuer avec une violence et une énergie toujours plus importantes. Diablo est rapidement devenu une sorte de drogue grâce à un gameplay extrêmement bien ficelé mélangeant habilement combat en temps réel et évolution du personnage. Le deuxième opus, Diablo II, a surpassé le premier (et pour certains le troisième) grâce à des campagnes plus longues et des protagonistes très différents influençant l’histoire et le jeu. Diablo III reste fidèle à ce qui a fait le succès des titres précédents et apporte même des améliorations au niveau de la gestion des points d’expérience. Diablo IV, le tout dernier opus de la saga, est sorti le 6 juin 2023 sur PC, PS5 et PS4 et Xbox Series et Xbox One, et sa première saison a été annoncée pour le 20 juillet prochain.
La série des jeux Dragon Age est une référence, mais seul le premier opus mérite une place dans ce classement, selon nous. Le jeu offre de multiples scénarios et reste intéressant, même après 50 heures. Il parvient à proposer une interface moderne tout en conservant les fondamentaux de nombreuses références, faisant ainsi de l’œil aux vétérans qui appelaient de leurs vœux une espèce de retour aux sources. Grâce au succès du premier opus, deux suites ont donc vu le jour. Elles sont hélas très loin du niveau de qualité d’Origins et souffrent d’une orientation action mal assumée. Mais BioWare planche activement sur un quatrième volet, Dragon Age : Dreadwolf, après avoir tenté plusieurs projets, notamment orientés MMORPG. Mais avec l’échec d’Anthem et au contraire les succès de Star Wars Jedi: Fallen Order et de Star Wars Jedi: Survivor, l’éditeur s’est ravisé et se concentre à nouveau sur le projet autour d’une campagne solo, Dragon Age : The Veilguard, qui sortira à l’automne 2024.
Dragon Quest V est sans doute le premier titre de la série à avoir eu une place importante sur la scène internationale grâce à son portage sur Nintendo DS qui fut commercialisé en dehors du Japon en 2009. Il reprend le même protagoniste de la série qui démarra avec Dragon Quest premier du nom, également baptisé Dragon Warrior aux États-Unis. Il est possible de recruter les monstres que l’on rencontre au fur et à mesure de ses aventures. La série est une sorte de retour aux sources avec une histoire bien mise en avant et des personnages que l’on apprend vite à aimer. Dragon Quest VIII est néanmoins le titre le plus impressionnant de la série. Il est le premier opus à apporter un monde en 3D, sa bande sonore est superbe et l’histoire est fascinante. Son gameplay reprend les bases de la série et offre un jeu simple et très prenant. Un douzième épisode, sous-titré The Flames of Fate, a été révélé à l’occasion des 35 ans de la série.
Dungeon Master est l’une des plus grandes références du genre. Il fait partie de ces titres qui ont façonné les RPG qui ont suivi. Les graphismes en 3D impressionnants pour l’époque, les effets sonores prenants qui étaient inhabituels dans les RPG à la fin des années 80 et l’histoire fascinante ont créé un jeu incontournable. Il fut aussi l’un des premiers à offrir un gameplay en temps réel réussi, ce qui signifiait qu’il fallait faire constamment attention à tout ce qui bougeait pour survivre. Les détails donnaient vraiment l’impression d’être dans un donjon. Développé par From Software et profitant du patronage des légendaires Hidetaka Miyazaki à la réalisation et de George R. R. Martin au co-scénario, Elden Ring est bien cette bombe annoncée, réinventant à lui seul le genre des open-worlds et des jeux d’action-RPG à la difficulté trempée. À l’image de la série des Dark Souls dont il hérite naturellement, il déploie un univers de dark fantasy dans le royaume de l’Entre-terre, désormais aux mains de demi-dieux corrompus par les éclats du Cercle d’Elden détruit. Là où Elden Ring marque un vrai tournant dans les jeux vidéo, c’est dans la réécriture de tous les principes de l’open-world. Très tôt, vous pouvez traverser à pied ou à dos de monture des paysages infinis, autour de l’Arbre-Monde, avec une extraordinaire diversité de décors et de défis. Peu importe la destination, c’est le voyage qui compte : au fil de vos découvertes, vous orienterez davantage votre personnage vers la magie ou les combats au corps-à-corps, la dextérité ou l’intelligence, avec un bestiaire tout aussi spectaculaire et un vrai sens de la verticalité dans le game design.
Open world, quêtes et choix qui façonnent l’expérience
On ne présente plus The Elder Scrolls. Arena est le premier jeu de cette longue série qui a marqué le genre. Les créateurs étaient des fans de jeux de rôle sur papier, ce qui se ressent lorsque l’on s’aventure en Tamriel. Le titre Arena (arène, en français) vient du fait que le jeu contenait des arènes de combats qui ont finalement disparu au fur et à mesure que les créateurs ont donné une place plus importante à l’aspect RPG du titre. Les débuts du jeu furent très difficiles. Bethesda était une petite compagnie à l’époque, Arena avait manqué les fêtes de fin d’année et le packaging racoleur a rebuté les distributeurs. Le bouche-à-oreille a néanmoins eu raison de leur réticence et le titre a gagné en popularité. Daggerfall fait aujourd’hui encore référence de part l’étendue du monde à disposition du joueur. Morrowind était une révolution graphique et technique. Malgré de multiples bugs, Oblivion innovait sensiblement avec son système de dialogue et d’intelligence des PNJ. Enfin, Skyrim constitue en quelque sorte l’aboutissement de la franchise en reprenant toutes les qualités de ses prédécesseurs et en poussant le concept encore plus loin.
EverQuest est l’un des MMORPG qui a le plus influencé le genre. Il fait aujourd’hui figure de pionniers et proposait déjà la plupart des standards du genre, quatre ans avant la sortie de World of Warcraft. La sortie d’une suite, logiquement baptisée EverQuest II a permis de gommer certains manques, mais c’est surtout la commercialisation de multiples modules et extensions qui lui assure une longévité rarement égalée. En plus d’être une référence du genre, il a été au centre des débats autour des addictions aux jeux vidéo et a reçu le surnom de EverCrack donné par certains psychologues.
EverQuest, Eye of the Beholder, Fallout, The Witcher 3 et Mass Effect 2 illustrent la diversité des quêtes qui ont marqué les esprits. Whodunit, A Quiet Time, My Last Boy ou les quêtes du Baron Sanglant dans The Witcher 3 démontrent qu’une mission mémorable conjugue variabilité du gameplay, narration efficace et panorama marquant. Les quêtes majeures peuvent parfois eclipser la trame principale et proposer une expérience unique dans un univers ouvert.
Quêtes mythiques et expériences marquantes dans les open world
Qu’elles soient secondaires ou principales, les quêtes jouent un rôle primordial dans l’avancée de la trame et dans l’intégration du joueur au sein de l’univers. Sorciers, gangsters, assassins, pirates : les open worlds permettent aux gamers de se glisser dans la peau de n’importe quel type de personnage, dans des univers plus fantasques et fantastiques les uns que les autres. En plus de l’immersion, des détails qui permettent à ces jeux de se différencier (bonjour Red Dead Redemption 2 et ses 300 000 animations individuelles pour les chevaux), et la liberté quasi totale offerte au joueur, ils embarquent aussi leur lot de quêtes. Alors puisqu’on en parle, on s’est lancé dans un classement des meilleures quêtes de l’histoire des open worlds.
Assassin’s Creed 2 représente l’entrée en scène du G.O.A.T, du meilleur, de la chèvre suprême selon certains, avec Ezio Auditore da Firenze et Leonardo Da Vinci proposant au jeune assassin d’utiliser une de ses machines pour se déplacer dans Venise. Cette quête est un exemple parfait des éléments à inclure pour créer une mission mémorable: gameplay varié, éléments historiques, panorama marquant et mécaniques connues. Oblivion et Skyrim offrent quant à elles des expériences d’assassinat et d’enquête à travers la Confrérie Noire et des intrigues complexes, comme Whodunit, qui mêle Bethesda et roman d’Agatha Christie. Rockstar démontre aussi son sens de la mise en scène avec des quêtes comme A Quiet Time ou My Last Boy dans Red Dead Redemption 2, et Mass Effect 2 conclut en beauté ses missions avec The Suicide Mission.
Quant à GTA, les missions emblématiques comme celle où Michael et Trevor braquent la Union Depository illustrent les choix d’approche et les tensions narratives propres à l’œuvre la plus emblématique de Rockstar. The Witcher 3 montre une atmosphère sombre et mature dès le départ, où les quêtes du Baron Sanglant témoignent d’un narration puissante centrée sur Geralt et Ciri. Dans The Elder Scrolls V: Skyrim, l’exemple de la quête de la Foret des Barons et les mésaventures liées à l’alcool montrent comment une mission peut devenir culte en mêlant humour noir et aventures épiques.

Enjeux et tendances des MMORPG modernes
Les MMORPG sont l’un des genres de jeux vidéo les plus populaires et les plus lucratifs de ces dernières années. Le terme « MMORPG » signifie « Massively Multiplayer Online Role-Playing Game », ce qui peut se traduire par « jeux de rôle en ligne massivement multijoueurs » en français. Il a été utilisé pour la première fois en 1997 par Richard Garriott, le créateur d’Ultima Online. Dans cet article, nous allons vous présenter les titres qui, selon nous, sont les meilleurs MMORPG de tous les temps. Pour figurer sur notre liste regroupant les meilleurs MMORPG de tous les temps, le jeu en question doit respecter certains critères. L’objectif principal d’un MMORPG est de faire progresser l’histoire et les compétences des personnages. Chaque jeu a ses propres règles, mais la méthode de base est l’accumulation de « points d’expérience », obtenus grâce à des actions réussies. Au bout d’un certain nombre de points d’expérience, le personnage monte en niveau, gagnant et/ou augmentant ses pouvoirs et ses capacités. Pour se différencier, ces personnages doivent accomplir des missions, seuls ou en groupe, en affrontant des monstres ou en rendant service à des PNJ - « personnages non joueurs », c’est-à-dire contrôlés par l’ordinateur. Ces missions permettent de gagner des points d’expérience et de l’argent.
World of Warcraft (2004) est un pilier du genre avec son vaste monde ouvert et ses quêtes captivantes. The Elder Scrolls Online (2014) propose une liberté de choix et des quêtes riches. Des titres comme New World (2021) et des classiques comme TERA (2011) ont enrichi le paysage des MMORPG, offrant une diversité d’expériences mémorables. Des jeux tels que The Lord of the Rings Online et Star Trek Online illustrent la variété des univers proposés, allant de la fantasy épique à la science-fiction. Lost Ark (2022) a remporté de nombreux prix et se distingue par son exploration de carte et ses quêtes, tout en intégrant des éléments PvP.

A Beginners Guide to MMORPGs
En résumé, les MMORPG et les RPG forment une famille où l’intrigue, la progression et les choix du joueur se conjuguent pour créer des expériences inoubliables. Les open worlds offrent une recette simple mais puissante: un monde vivant, des quêtes de qualité et une liberté d’action qui pousse à explorer et à revenir encore et encore.