Final Fantasy III Pixel Remaster et le portrait des Pixel Personnage

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Test de Final Fantasy III Pixel Remaster réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur. JRPG Développé et édité par Square Enix Sorti le 28 juillet 2021 PlayStation 4 | Switch | PC | Android | iOS Entièrement localisé en français PEGI 7

Un retour aux sources avec une identité propre à la 2D

Final Fantasy III Pixel Remaster peut être considéré comme un retour aux sources après un deuxième épisode d’une grande singularité. En plus de s’appuyer sur un système de jobs, enrichi depuis Final Fantasy, Squaresoft replace les cristaux élémentaires au cœur du récit. Mais il est surtout le seul épisode à n’avoir jamais connu de remake en 2D. Voilà pourquoi Final Fantasy III Pixel Remaster est particulièrement attendu au sein de la collection.

Des protagonistes anonymes à baptiser soi-même

Quatre orphelins anonymes sont ici désignés comme les Guerriers de la Lumière. Par rapport à la narration de Final Fantasy II, celle de Final Fantasy III est dans l’ensemble plus discrète et plus légère aussi. L’intervention ingénue de notre groupe de guerriers dans les dialogues, et de nombreuses scènes, prêtent à sourire. L’histoire débute alors que les quatre protagonistes enquêtent sur un tremblement de terre qui s’est produit près de leur village. Ils chutent dans une caverne où ils découvrent le Cristal du Vent, qui leur ordonne de rétablir l’ordre du monde. Pour ce faire, le Cristal leur octroie la capacité à changer de job quand ils le souhaitent.

Contrairement à Final Fantasy II, il revient au joueur de nommer les personnages et de choisir leurs jobs. Le système de jobs est identique à certains égards à celui du premier Final Fantasy, avec des variantes marquantes qui précisent l’évolution du gameplay sur la série. Les 21 jobs différents et les possibilités d’évolution apportent une profondeur nouvelle au titre dans cette version remasterisée en 2D.

Le système de jobs et l’équilibrage revisité

Le système de jobs est-il identique à celui du premier Final Fantasy ? Car comme dans le premier Final Fantasy, le joueur choisit les jobs de ses champions avec une différence toutefois. Il peut les changer à loisir au cours de l’aventure, préfigurant le système du futur Final Fantasy V. Chevalier oignon, guerrier, moine, mage blanc, mage noir, mage rouge… Chaque job ouvre la porte à des sorts et à des équipements spécifiques. Au fil de Final Fantasy III, le groupe est amené à rencontrer d’autres cristaux élémentaires, donnant accès à de nouveaux jobs encore.

On ressent cependant un manque d’équilibrage dans leur usage. Ainsi, certains jobs sont inutiles ou, au contraire, obligatoires à certains points de Final Fantasy III. Par exemple, un mage noir ne sert à rien dans les premières heures puisque l’on ne peut faire l’acquisition que d’un seul sort jusqu’à un événement spécifique. Avec Final Fantasy III Pixel Remaster, les développeurs ont modifié l’équilibrage mais plutôt en faveur du joueur.

Une accessibilité et une difficulté modernisées

Ce troisième épisode est-il difficile d’accès aujourd’hui ? Car Final Fantasy III est réputé comme difficile. Son interminable donjon final que l’on explore d’une traite est extrêmement éprouvant. Mais Square Enix a intégré de nombreuses améliorations de qualité de vie pour rendre l’expérience largement plus digeste. La première est une sauvegarde automatique dès lors que l’on change de salle. De cette manière, il n’est plus obligatoire de recommencer intégralement le donjon ci-avant évoqué en cas de défaite. Ce dernier est d’ailleurs ponctué de points pour se restaurer.

La difficulté dans son ensemble a également été réduite, peut-être trop pour le goût de certains joueurs. La possibilité d’automatiser les combats, en répétant le dernier tour d’actions à l’infini, est enfin salutaire pour les séances de grinding, obligatoires dans Final Fantasy III malgré son nouvel équilibrage. En effet, chaque personnage possède un niveau de job en fonction de celui qu’il incarne, influençant directement ses statistiques. Comme on débute forcément au niveau 1, il n’est pas rare de devoir tourner pour enchaîner les combats.

Localisation, graphismes et bande-son

Et comme les autres jeux de la collection, Final Fantasy III Pixel Remaster est intégralement localisé en de nombreuses langues, y compris la nôtre. L’épisode n’est de toute façon pas aussi volubile que d’autres mais il est agréable à pratiquer en français. Les objectifs manquent parfois de clarté, comme souvent avec les JRPG de cet âge, mais de nombreuses ressources sont disponibles sur Internet pour débloquer une situation au cas où l’on serait coincé.

Final Fantasy III Pixel Remaster fait aussi l’objet de graphismes modernisés en 2D, suffisamment fidèles pour qu’on le reconnaisse au premier coup d’œil. Contrairement aux autres épisodes pour lesquels il existe des versions Game Boy Advance, il a fallu ici partir de zéro. Son pixel art s’inspire des épisodes 16-bits de Final Fantasy et s’avère un excellent compromis entre la version Famicom et les épisodes plus récents. On regrette néanmoins la police d’écriture choisie pour les versions occidentales. La bande-son, chapeautée par Nobuo Uematsu lui-même, donne moins l’impression de respecter à la croche près la version d’antan toutefois. Certains thèmes sont notamment étendus à l’aide de mélodies inédites. Le vent étant l’une des thématiques principales de Final Fantasy III, la musique de la carte du monde étant même intitulée Eternal Wind, de nombreux morceaux font appel à des instruments à vent. Ces remixes donnent du caractère à la bande originale, offrant des sonorités que la console 8-bits de Nintendo ne pouvait pas produire.

Durée de vie et contenu bonus

Par rapport aux deux premiers épisodes, Final Fantasy III Pixel Remaster se révèle relativement long puisqu’il faut compter vingt heures environ pour terminer l’aventure. La durée de vie est légèrement plus courte que sur DS. La narration y est moins envahissante et l’automatisation des combats accélère la cadence. Cet épisode ne comporte que très peu de contenus annexes. Il ne possède pas de quêtes secondaires ou de donjons optionnels, contrairement aux épisodes les plus récents de Final Fantasy. Les joueurs exhaustifs peuvent cependant compter sur trente-et-un succès à déverrouiller. Atteindre le niveau 99 avec un job, ouvrir tous les coffres ou trouver tous les objets cachés font partie des défis supplémentaires.

Et si les à-côtés sont hélas assez chiches, les bonus de Final Fantasy III Pixel Remaster sont les mêmes que pour les autres épisodes de la collection. On retrouve un bestiaire complet et une galerie de quarante-neuf magnifiques illustrations signées Yoshitaka Amano. Un lecteur de musique comprenant l’intégralité de la bande-son de Final Fantasy III Pixel Remaster est aussi présent. On regrette toujours l’impossibilité de composer ses propres playlists en piochant dans les albums des différents épisodes, mais on apprécie toutefois la possibilité de laisser la fenêtre en arrière-plan tandis que l’on vaque à des occupations plus productives.

Opinion et choix entre versions

Doit-on préférer le remake en 3D de 2006 ou Final Fantasy III Pixel Remaster ? Enfin, on peut se demander quelle version est la meilleure pour découvrir le grand classique qu’est Final Fantasy III. Square Enix a livré deux interprétations très différentes : un remake en 3D et l’autre en 2D. Cette nouvelle version, dans le cadre de Final Fantasy Pixel Remaster, offre une expérience bien plus authentique toutefois et a notre préférence. La disparition des intrigues, introduites dans le remake DS de Final Fantasy III, permet enfin de retrouver une ambiance un tout petit peu plus légère propre aux JRPG d’il y a plus de trente ans. Dans tous les cas, Final Fantasy III est un classique qu’il est intéressant de parcourir aujourd’hui encore, grâce à son système de jobs dont les possibilités sont finalement nombreuses. On discerne clairement le tâtonnement des développeurs de l’époque et des choix de game design radicaux voire discutables. Ils sont néanmoins compensés par les améliorations de qualité de vie induites par la collection Final Fantasy Pixel Remaster. Notre avis | 7★★★★★★★

Jusqu’à maintenant, le troisième épisode n’avait pas connu d’autre version en 2D. Son seul remake, d’abord sorti sur DS en 2006, transposait son univers en 3D et intégrait de nouvelles intrigues aux personnages. Aujourd’hui, Final Fantasy III Pixel Remaster joue plutôt la carte de l’authenticité. Et comme il n’existait pas d’assets sur PlayStation ou Game Boy Advance, par exemple, les développeurs ont dû tout refaire de zéro. Le résultat est parfaitement harmonieux avec les autres jeux de la collection et le nouvel équilibrage permet de le découvrir dans de bonnes conditions. Le système de jobs est passionnant et la difficulté est nettement réduite. Enfin, le titre semble posséder plus de caractère qu’avant grâce aux nouvelles orchestrations. Nobuo Uematsu a choisi de nombreux instruments à vent, pour un JRPG dont le vent est l’une des thématiques. Final Fantasy III Pixel Remaster bénéficie donc très grandement de cette nouvelle interprétation.

Carte du monde et cristaux élémentaires

【FF PIXEL REMASTER】『FINAL FANTASY III』Promotion Trailer

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