On a tous connu ce problème : la liberté de choix dans le jeu de rôle est tellement grande qu’on peut se sentir perdu et ne pas savoir où aller. Cette situation peut être angossante, mais est facilement surmontable avec quelques techniques. J’adore créer de nouveaux personnages et j’ai moi aussi eu des pannes d’inspiration au moment de créer un perso de JDR. Note importante : une création de personnage est rarement un acte linéaire, c’est un ping-pong incessant d’idées qui résonnent entre elles. Le guide aborde différentes méthodes dans un certain ordre, pour les besoins de l’écriture. N’hésitez pas à appliquer ces points dans l’ordre qui vous convient.
1. Poser le cadre du monde avec le MJ
Vous pourrez traiter les autres points dans l’ordre que vous voudrez, mais celui-ci passe toujours en premier : demandez à votre MJ de vous parler du monde dans lequel vous allez évoluer. Y a-t-il des races ? La magie existe-t-elle ? Sous quelle forme ? Y a-t-il des classes ? Quelles cultures ? Ceci n’est qu’un exemple des très nombreuses questions qu’on peut poser sur l’univers du jeu. L’objectif est ici de savoir où on met les pieds, afin de nous permettre de créer un personnage de jeu de rôle qui aura sa place dans l’univers que votre MJ a imaginé.
2. L’archétype comme point d’ancrage
L’archétype, d’un personnage, à ne pas confondre avec la classe, désigne sa fonction au sein d’un groupe. C’est souvent par là que va commencer la création de votre personnage, généralement lors d’une session 0 : la première séance durant laquelle le MJ va présenter le jeu aux joueurs, l’univers, les règles, etc. Avant d’attaquer la création du personnage en tant que tel, il va déjà vous falloir déterminer son archétype : combattant, soigneur, mage, soutien, beau parleur, trousse à outils, etc. (cette liste est loin d’être exhaustive). Que vous ayez un choix limité, car il faut un groupe de personnages équilibré, ou que vous ayez le champ complètement libre, il n’y a pas vraiment de solution miracle à ce stade de la création… Choisissez quelque chose qui vous intéresse. Il n’y a pas réellement de mauvais choix, n’importe quelle classe est intéressante à jouer et l’important se situe dans la personnalité que vous allez lui donner. Cette situation peut être déplaisante, mais ne doit pas être perçue comme un obstacle à vos propres désirs. Gardez en tête que vous allez incarner ce personnage des mois, voire des années. Vous devez jouer un barbare ? Ce n’est qu’un exemple, mais il est important de ne pas se fermer de portes : soyez original et jouez pour vous amuser.
3. Trouver l’impulsion visuelle et background
Écumez les banques d’images, à la recherche de l’inspiration. Internet regorge de dessinateurs talentueux qui partagent leurs créations via divers sites ou applications. En fouillant les sites de partage d’images, vous trouverez de l’inspiration à ne plus savoir qu’en faire. Certains éléments de l’illustration peuvent vous amener à inventer des éléments de background : cicatrices, vêtements/arme/accessoire original, etc. Une fois votre personnage créé, vous aurez déjà l’illustration pour le représenter. Les films, séries, livres, et autres produits culturels regorgent de personnages originaux et hauts en couleur.
4. Éviter l’écueil du background surchargé
Certains joueurs écrivent des backgrounds très profonds et extrêmement fouillés, sur plusieurs pages fourmillant de détails. Sur le papier, ça peut sembler être une bonne idée, mais c’est souvent contre-productif puisque ces myriades de détails vont alourdir votre personnage. Il existe de nombreux guides de création de personnages en 50/100 questions sur l’origine de nos parents, les relations avec les frères/sœurs, le nom du premier amour, ce que les gens du village de notre enfance pensaient de nous, ce qu’on a mangé au petit-déjeuner, etc. Toutes ces questions ont pour but d’obtenir un personnage ultra complet avec une biographie très fournie. Prenons l’exemple d’un personnage connu : c’est un explorateur qui parcourt le monde à la recherche de trésors cachés, il ne quitte jamais son fouet fétiche et a une phobie des serpents.
5. Accepter les défauts pour plus de profondeur
Derrière ce titre, se cache un élément capital de la création de votre personnage : il ne doit pas être parfait ! Autant vous le dire tout de suite, les personnages parfaits sont chiants : chiants à jouer et chiants à suivre. Les défauts, les faiblesses, etc. Prenons un exemple : votre personnage est certes très intelligent, mais il a la constitution d’une moule et votre groupe se retrouve à devoir courir pour échapper à un groupe de bandits. Dans ce genre de cas, vous pourriez simplement fuir et ainsi échapper à vos poursuivants, cependant, c’est un peu plat. À la place, jouez sur le fait que votre personnage n’arrive plus à tenir la cadence, forçant le groupe à trouver des solutions alternatives pour s’échapper ou pour confronter l’ennemi. Certains systèmes, comme Fate, ont très bien compris l’importance d’avoir des défauts et l’ont mis au cœur de leur système. Ils imposent aux joueurs que chaque particularité de votre personnage puisse être à la fois une force et une faiblesse. Attention toutefois, un défaut doit être plaisant à incarner, n’allez pas vous imposer des défauts qui, au final, vont vous ennuyer plus qu’autre chose. Qu’est-ce qui différencie un guerrier d’un autre guerrier ? Tout le monde connaît un barbare qui tape fort, en revanche, il n’y a que le vôtre qui a une phobie des chats. Ce détail étrange n’a pas l’air comme ça, mais il va permettre à votre MJ d’amener du jeu.
6. Le groupe avant tout
Et oui ! Vous pensiez maintenant tout savoir sur la création de personnage, mais vous avez oublié l’essentiel. Le jeu de rôle est une activité sociale, autour de la table, il y a vous et les autres. Désolé de vous lancer ça comme ça, mais c’est important de garder cette notion en tête : vous n’êtes que l’un des aspects d’un tout. Le vrai héros de l’histoire, c’est le groupe et les gens ont souvent tendance à oublier cet aspect. Vous verrez aussi fleurir les éléments de background beaucoup plus rapidement qu’avec de parfaits inconnus pour peu que chacun des deux joueurs joue le jeu. Attention toutefois au type d’interaction que vous comptez créer avec les autres. Les relations de rivalité ou d’animosité peuvent apporter des éléments de RP intéressants, mais peuvent vite déraper, c’est donc quelque chose à réserver aux joueurs avertis. Pour l’exemple, je me suis déjà retrouvé en MJ dans une campagne où deux de mes joueurs, amis en vrai, incarnaient des personnages qui aimaient se provoquer. Rien ne fais plus évoluer un personnage que les autres personnages. Chacun a sa personnalité, son point de vue sur le monde et sa façon de se comporter face à un événement. À travers ces exemples, vous avez compris que les autres joueurs apportent bien plus à l’histoire si vous interagissez avec eux que si chacun fait son aventure dans son coin. Interagissez entre vous, testez vos limites, essayez de vous apporter des choses les uns les autres, taquinez-vous, soutenez-vous dans les moments durs et célébrez les victoires. Vous verrez que vos personnages n’en seront que plus profonds. Cet article vise à expliquer comment faire un bon personnage et touche à sa fin. Si vous suivez ces conseils, vous n’aurez peut-être pas le meilleur personnage du monde, mais vous aurez un personnage que vous appréciez vraiment et dont on se souviendra.
Une joueuse nouvelle venue à ma table souhaite créer un perso assez original: elle souhaiterait jouer une humaine voleuse souffrant de troubles de la personnalité multiples. À ce stade de la réflexion, notre voleuse aurait trois personnalités différentes, chacune n’affectant que le roleplay de la joueuse, et le perso garderait toujours les mêmes stats. Après en avoir discuté superficiellement, on envisage de lui attribuer une personnalité « principale » qui aurait le dessus dans la vie courante, et de faire intervenir les deux autres personnalités dans les situations de stress. J’aime beaucoup cette idée qui rajoute une part d’imprévu à la table, même si cela demande une vraie gestion des mécanismes pour que la règle reste fluide.
Univers et noblesse dans le JDR
Les seigneurs et dames d’un royaume, les dirigeants et personnalités célèbres d’une nation sont des nobles qui s’élèvent au-dessus des gens du commun grâce à leur richesse, à leur influence, et au respect qu’ils inspirent. Certains se retrouvent éloignés des petites gens à cause de leur position sociale et deviennent arrogants et distants. D’autres sont des philanthropes et des héros du peuple qui connaissent bien les problèmes des gens et tentent de partager leur bonne fortune avec eux.
Faveur : Un héritier noble pourrait dévoiler une rumeur particulièrement juteuse circulant à la cour et ainsi octroyer un bonus de +5 à un test de Connaissances (noblesse) ou de Diplomatie pour y obtenir des informations. Les héritiers nobles utilisés comme fonctionnaires mineurs à la cour ou sycophantes peuvent dévoiler les rumeurs et les intrigues du palais. On peut aussi les utiliser comme écuyers expérimentés qui n’ont pas encore été nommés chevaliers ou comme soldats montés issus de l’aristocratie. Un noble peut escorter deux princesses déguisées (FP 10) et deux nobles peuvent assister au concert d’un barde célèbre (FP 12).
Les chevaliers peuvent servir de représentants locaux pour un seigneur, de juges ou de commandants d’une forteresse. Tous les nobles, qu’ils soient barons, comtes, ducs ou marquis, sont formés aux arts nobles et se tiennent au courant des nouvelles, des rumeurs, de la mode et de l’étiquette en vogue dans leur nation et dans les nations voisines. Le noble peut être un diplomate, un courtisan royal, un chambellan ou un sénéchal d’un château royal et même d’espions. Un noble est souvent accompagné d’un garde du corps chevalier et de trois héritiers nobles venant parader à la cour.

NOBLESSE OBLIGE - Présentation de ce jeu de Cape et d'Épée
Carrière Avancée de Guerrier et l’Empire démontrent comment les structures de noblesse peuvent influencer les carrières des PJ et les intrigues politiques. Le système décrit prévoit des voies spécifiques pour accéder à des titres, avec des coûts et des tirages de Sociabilité, et montre que la noblesse est autant un réseau de liens que des capacités martiales. Les règles suggèrent aussi que la gestion des dotations et des ressources est essentielle pour maintenir le statut et éviter que le personnage ne devienne une source de problème pour la noblesse.
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