Avec Endless Space et Endless Legend, Amplitude nous a déjà proposé deux excellents jeux de gestion / stratégie.
Le studio parisien entend toutefois varier les plaisirs avec la sortie de Dungeon of the Endless, un titre atypique mêlant Rogue-like et tower defense.
Le pitch initial de Dungeon of the Endless est on ne peut plus simple.
Notre vaisseau s'est crashé sur la planète Auriga et s'est retrouvé coincé dans un sous-sol pour le moins dangereux qu'il s'agit de fuir en explorant une douzaine d'étages générés aléatoirement et subdivisés en une multitude de salles.
Le seul élément encore viable de notre appareil est un cristal qui dispense de l'énergie à mesure qu'il est alimenté par un élément bien connu des joueurs d'Endless Space et Endless Legend : la Brume.
Généralement, la première salle alimentée sert à la construction d'un extracteur de ressource industrielle.
A chaque passage de tour (ce qui se matérialise in-game par l'ouverture d'une nouvelle porte), nous obtenons une petite quantité d'industrie qui servira par la suite à construire de nouveaux extracteurs dédiés à la collecte des 2 dernières ressources du jeu : la nourriture et la science.
La première sert à recruter des personnages pour notre escouade parmi les NPC rencontrés puis à les améliorer.
En effet, chacun dispose d'un niveau et de caractéristiques propres qu'il s'agit d'améliorer pour survivre face à des ennemis de plus en plus puissants.
Il est aussi possible de les équiper avec des objets trouvés dans les coffres ou achetés directement auprès d'un marchand.
Evidemment, une arme améliore les dégâts et une armure la défense, mais certains éléments confèrent différents bonus passifs ou actifs qui peuvent être d'une importance capitale.
Par exemple, certains objets permettent de réparer des modules endommagés, d'autres permettent de les améliorer, d'augmenter les dégâts quand plusieurs personnages combattent simultanément, etc.
La troisième ressource du jeu est la science.
Comme vous vous en doutez certainement, son but est de financer des recherches servant à débloquer des modules d'extraction plus performants ou bien des modules secondaires aux fonctions diverses et variées.
Pour cela, il faut au préalable tomber sur une salle munie d'un cristal laissé par les fameux Endless.
A partir de là, il est possible de dépenser un petit nombre d'unités de science pour rechercher une technologie qui ne sera disponible qu'après avoir attendu quelques tours.
Ce peut être une tourelle défensive plus puissante qui permettra d'éliminer les monstres tentant de détruire le cristal, mais aussi un module capable de ralentir les ennemis, un autre qui leur injecte un virus, ou encore un qui est capable d'améliorer les statistiques des personnages présents dans la pièce.
Bref, on retrouve tous les éléments classiques du tower defense et il faut avouer que, contre toute attente, cet aspect se marie très très bien avec le Rogue-like et offre même une complémentarité intéressante.
Mais alors, que risque-t-on vraiment en étant trop laxiste sur les défenses ?
Eh bien, on court principalement le risque de voir son cristal attaqué, ce qui est souvent synonyme de défaite.
En effet, à chaque coup reçu, on perd de la Brume et donc une partie voire toute l'énergie nécessaire à l'alimentation des différentes salles.
Non seulement la production de ressources est impactée, mais cela multiplie aussi les possibilités de voir des dizaines d'ennemis nous tomber dessus, car une salle plongée dans le noir est une source potentielle de spawn ennemi.
Evidemment, il n'est quoi qu'il arrive pas possible d'alimenter toutes les pièces, ce qui implique une bonne dose de réflexion avant chaque ouverture de porte.
Ce système impose aussi de se creuser les méninges à chaque fin de niveau dans la mesure où il faut obligatoirement transporter son cristal avec soi vers la sortie.
Dungeon of the Endless est donc tout sauf un jeu simple.
Ne vous fiez pas aux apparences et aux modes de difficulté qui se nomment Très Facile et Facile, vous allez souffrir un peu pour débloquer tout le contenu.
Déjà, atteindre le bout du 12ème étage est un exploit, mais on nous demande en prime de remplir quelques objectifs secondaires.
Il peut s'agir ne pas perdre un seul héros pendant une partie victorieuse, d'ouvrir chaque porte de chaque étage, que le cristal ne soit pas endommagé, etc.
Cela débloque différents vaisseaux offrant des bonus mais aussi certains malus plus ou moins handicapants.
Par exemple, le vaisseau Armurie permet de commencer la partie avec 4 personnages jouables, mais il devient dès lors impossible de recruter d'autres héros en cours de partie.
Pire, les modules d'industrie ne peuvent pas être recherchés dans ce cas, ce qui oblige à jouer uniquement avec les compétences de son escouade sans pouvoir construire les différentes tourelles.
De toute manière, débloquer et jouer avec ces différents vaisseaux et héros est déjà une découverte, d'autant qu'on peut aussi obtenir un mode Infini dans lequel le but est simplement d'aller le plus loin possible.
Bref, il y a de quoi faire !
On est un peu perdu en début de partieAmplitude fait une nouvelle fois très fort avec Dungeon of the Endless.
Fort d'un concept très original mêlant des éléments de Rogue-like et de tower defense, voire de stratégie, il dispose en prime d'un contenu très riche, d'une bonne rejouabilité, de graphismes accrocheurs et d'une bande-son plutôt agréable à l'oreille.
Structure et gameplay détaillé
1. Introduction au jeu2. Tactiques3. Au temps jadis, une expression simple désignait les jeux de rôle qui rassemblaient des aventuriers un peu vénaux : Porte-Monstre-Trésor.
On ouvre une porte, on dézingue le monstre qui se trouve dans la pièce suivante et on empoche son trésor.
Dungeon of the Endless, c’est tout ce système résumé en un jeu plus complexe qu’il n’y parait au premier abord.
Déjà, les portes sont parfois celles d’un ascenseur, et puis les monstres peuvent surgir de beaucoup d’endroits.
Quant au trésor, c’est celui de la survie de votre groupe, arrachée tant bien que mal après maintes sueurs froides.
2. Coincé en souterrain, vous dirigerez quatre aventuriers qui vont tenter de rejoindre la surface en passant par un mystérieux donjon.
A chaque étage, il faudra trouver l ‘ascenseur qui mène au niveau suivant, jusqu’au douzième qui débouche à l’air libre.
Vous commencez la partie avec deux héros niveau 1, et vous pourrez recruter d’autres personnages si vous en rencontrez dans les étages.
Après avoir exploré votre niveau du donjon et localisé la sortie, il faut y acheminer votre cristal (apparu avec vous) sans vous faire dérouiller par les monstres qui ne manqueront pas d’apparaître en masse pour essayer de le détruire - ce qui signifierait la fin de la partie.
Les touches 1, 2, 3 et 4 vous permettront de sélectionner vos héros (appuyez deux fois pour centrer la caméra sur eux) et Tab permet d’aller directement voir votre cristal.
Un raccourci parfois oublié ou sous-estimé : la molette de la souris, qui permet d’afficher instantanément le plan d’un étage, de s’y repérer et d’aller regarder une autre pièce en un coup de molette dans l’autre sens.
2. On retrouve dans Dungeon of the Endless les ressources classiques des jeux d’Amplitude Studios.
Elles peuvent servir à soigner vos personnages, à construire des modules (les modules majeurs qui produisent des ressources ou les modules mineurs qui servent à vous défendre) ou même à éclairer des salles.
La science permet de rechercher de nouveaux modules à construire quand vous tombez sur une station de recherches (en forme de grand cristal) dans le donjon.
Chaque nouveau module coûte un certain nombre de points de science à rechercher.
S’il est indispensable de faire des recherches, il est tout de même rare de tomber à court de science et il ne s’agit donc pas d’une ressource prioritaire - surtout qu’elle n’a qu’un usage ponctuel.
L‘industrie est une ressource précieuse, puisque chaque construction de modules vous demandera un certain nombre de points d’industrie.
A chaque niveau du donjon vous aurez donc à débourser de l’industrie pour refaire votre stock de modules majeurs et de modules mineurs.
Il faut donc s’occuper sérieusement du stock d’industrie , sans toutefois tomber dans l’excès : si tomber à court d’industrie est quasiment équivalent à une défaite instantanée, en avoir un surplus signifie souvent que votre production d’industrie aurait dû être plutôt convertie en production de nourriture.
La nourriture est extrêmement importante, et vous ne pourrez jamais en avoir assez : elle permet de soigner vos héros pendant un combat et de les faire monter de niveau.
Autrement dit, la nourriture vous servira à garder vos héros au top pendant qu’ils grimpent les étages du donjon et que la difficulté du jeu s’accroît.
Ne dépensez quand même pas tout dans la montée de niveau : gardez un petit stock pour les soins si jamais un combat tourne mal.
La Dust est la ressource la plus précieuse du jeu puisqu’elle permet d’éclairer des salles.
Chaque niveau du donjon est en effet une succession de pièces non-éclairées, et chaque pièce découverte par vos héros et laissée dans le noir a une forte chance de faire apparaître des monstres à chaque tour.
En allouant 10 de Dust à une salle, il est donc possible de l’éclairer et de la rendre sûre (ainsi que d’y construire des modules).
Contrairement aux autres ressources, la Dust ne s’accumule pas grâce aux modules et ne se transfère pas d’étage en étage : elle se trouve, principalement en découvrant au hasard des salles qui en contiennent.
L’obtention des ressources se fait au moyen de modules majeurs, à construire dans vos salles éclairées dans un emplacement de module majeur (voir l’image ci-contre).
Chaque module majeur possédé vous donnera trois (ou plus) points de ressources à chaque fois que vous changerez de tour (un tour se finit quand vous ouvrez une nouvelle porte).
Puisque chaque étage a un nombre limité de salles (généralement pas au-delà de 30) qui augmente au fur et à mesure que vous vous rapprochez de la surface, il faut bien choisir le moment où vous construisez des modules majeurs : dépenser 20 d’industrie pour créer un module majeur de nourriture alors qu’il ne vous reste que deux portes avant la fin du niveau n’est évidemment pas rentable, puisque deux tours seulement passeront avant que vous n’ayez tout exploré et que vous ayez à changer d’étage.
Il faut donc construire le plus rapidement possible en commençant à explorer un étage, et s’arrêter suffisamment tôt pour que vos modules soient rentabilisés.
ÉtageMin. et max. Note : les nombres ont été observés en mode facile (pas « très facile ») et peuvent ne pas couvrir toute la gamme de chaque niveau, selon notre bol avec l’aléatoire.
La pièce où on vous indique d’arrêter de construire l’est à titre indicatif, mais vous pouvez faire vos propres pronostics.
Une bonne technique est de toujours construire un module d’industrie en commençant un niveau.
Au premier étage, vous pouvez d’ailleurs vous contenter de construire celui-là.
Une fois que vous avez ouvert une deuxième salle (avec un emplacement de module majeur : ce n’est pas toujours le cas), alors vous pouvez vous concentrer sur la construction d’un ou deux modules de nourriture (ou encore plus, dans les derniers étages).
Certains héros ont le pouvoir de manipuler : c’est une compétence passive qu’ils apprennent en gagnant un niveau (le plus souvent avant leur niveau 5) et qui leur permet d’augmenter le nombre de ressources que donne un module.
Pour manipuler, il suffit de placer le héros qui en a la compétence dans une pièce avec un module majeur.
Après l’ouverture de porte suivante, le héros commencera à donner un bonus de productivité au module.
La manipulation est extrêmement efficace et ne doit pas être prise à la légère : gagner le double de nourriture (dans les cas les plus extrêmes) rendra vos parties beaucoup plus faciles.
Au début d’un niveau, vous êtes dans la salle de votre cristal et devez trouver la pièce où se trouve l’ascenseur, avant d’y emmener le cristal.
Comme le plan de chaque étage du donjon est complètement aléatoire, il est difficile de prévoir à l’avance le déroulement de votre exploration.
Il faut toujours réfléchir aux conséquences de l’ouverture d’une porte à un endroit : qu’est-ce qui se passe si vous ne pouvez pas éclairer l’intérieur de la salle et que c’est un cul-de-sac, vous forçant à séparer votre équipe afin de laisser des gardes devant la porte pendant que d’autres héros continuent l’exploration ?
Et si, au contraire, le couloir sombre continue et que vous devez continuer à explorer dans cette direction ?
Si la salle du cristal a plusieurs ouvertures, on vous conseille de les franchir toutes au début de l'exploration plutôt que de partir directement à l'aventure en vous enfonçant dans une direction.
Vous pourrez ainsi éclairer toutes les salles directement adjacentes au cristal et prévenir bien des catastrophes pour la suite de l’étage : mieux vaut les ouvrir maintenant et les éclairer plutôt que de le faire quand vous serez déjà submergé par l’ennemi.
La grande constante de l’ouverture de portes, c’est de toujours aller tout droit dans une direction et d’éviter d’ouvrir des carrefours.
Une ligne droite non-éclairée est facile à défendre : vous placez vos héros tout au bout, pour éviter que des monstres apparaissent dans leur dos.
Mais si il y a un carrefour, tout devient plus compliqué puisqu’il faudra parfois qu’ils reviennent sur leurs pas pour bloquer des monstres apparus dans une autre aile.
Ne faites pas l'erreur de changer directement d’étage dès que vous découvrez l’ascenseur : chaque ouverture de porte vous rapporte des ressources, et le mieux est donc d’explorer l’intégralité de chaque étage avant de passer au suivant.
Tant que vous pouvez éclairer toutes les salles que vous découvrez, tout va bien : vous ouvrez une porte, vous déglinguez les monstres qu’il y a (parfois) derrière, vous éclairez, vous passez à la suivante, et ainsi de suite.
Hélas, le moment viendra bien vite où vous serez à court de Dust et forcé de laisser des salles non-éclairées.
La tactique la plus classique est de se créer une ou deux salles de défenses, à la frontière des salles plongées dans l’obscurité.
Bien que les lasers aient la préférence de beaucoup de joueurs (puisqu’on démarre toujours avec le laser niveau 1 déjà recherché) les autres modules de défense ont également un intérêt, des puissantes mitrailleuses aux bobines Tesla qui ciblent les monstres qui s’en prennent d’abord aux modules.
Votre arsenal dépendra en majorité de ce que vous pourrez rechercher dès les premiers étages.
Cependant, quel que soit le type de module de défense qui ait votre prédilection il faudra penser à en disséminer un peu partout, notamment avant votre salle de défense : comme les monstres sont généralement lents et qu’un module attaque sur toute la longueur de la salle, il vaut mieux avoir 3 modules de défense dans une salle et 1 dans la pièce précédente plutôt que d’en avoir 4 regroupés.
Les modules purement défensifs ne sont pas à négliger : si les lasers sont toujours efficaces, leur coupler un générateur de champ de brume qui augmente considérablement la défense de vos héros est toujours un plus.
Lorsque vous aurez exploré tout l’étage et/ou trouvé la sortie vers l’ascenseur, il faudra réfléchir au moyen le plus sûr de transporter votre cristal jusque là-bas.
Dès que vous le sortirez de sa salle, des monstres apparaîtront dans les salles obscures, en continu jusqu’à ce que vous ayez quitté le niveau ou perdu la partie.
A noter qu’il suffit que le héros qui porte le cristal meure pour que la défaite survienne.
Cette particularité oblige très souvent à changer complètement le plan de défense de l’étage avant de prendre le cristal, en supprimant la lumière de toutes les ailes sauf de celle qui est entre le cristal et la sortie.
Qu’on soit bien clairs, il faut toujours faire attention pendant un combat.
Mais il existe quatre dangers qui risquent de transformer une partie bien engagée en désastre si vous n’y prenez pas garde.
Aux Larves Nécrophages : ces petits monstres ne sont pas particulièrement dangereux, car ils meurent en deux ou trois coups, mais ils exploitent une faille dans l’IA de vos héros, qui va tout le temps cibler le monstre le plus puissant dans la pièce.
Comme les larves apparaissent en groupe, vos personnages seront donc très occupés à taper un monstre résistant pendant que quinze larves feront fondre leur santé à vue d’œil.
Soyez donc vigilant quand vous en verrez apparaître et essayez de séparer les groupes de monstres avant leur arrivée dans votre salle de défense en étalant des modules un peu partout.
Aux Kamikazes Chimera : ce monstre plutôt rare se fait exploser dans la pièce la plus peuplée du donjon (mais il faut qu’elle soit quand même proche de lui).
L’idéal est donc de le tuer avant qu’il n’arrive dans votre salle de défense, car si vous lui laissez le temps d’attaquer vous risquez de voir la moitié de la santé de vos héros se volatiliser en une demie-seconde sans rien y comprendre.
Aux Chevaucheurs d’Hurna : ces monstres qui apparaissent rarement (et pas avant le huitième étage) vont essayer d’attaquer les portes du donjon et de les ouvrir, causant l’apparition de nouvelles vagues de monstres alors que vous êtes toujours en plein combat.
Heureusement, une icône apparaît en même temps qu’eux pour vous prévenir, alors préparez-vous à les intercepter si vous la voyez.
Aux stèles : ces modules étranges que vous découvrez dans le donjon disparaissent au bout de quelques tours, mais génèrent un effet (parfois positif, parfois négatif, parfois les deux) qui affecte vos héros ou les monstres dans le donjon : héros deux fois plus rapide, monstres plus puissants, défense de tout le monde remise à zéro temporairement…
Lisez bien l’effet des stèles pour être sûr de redoubler de prudence si ce qu’elles font n’est pas particulièrement chouette.
Mais l’effet contre lequel nous voulions vous mettre en garde est celui-ci : « les héros n’attirent plus les monstres ». Concrètement, ça signifie que les monstres vont aller directement au cristal sans s’arrêter pour taper vos héros.

Le mode multijoueurs de Dungeon of the Endless vous permet de commencer une partie en étant jusqu’à quatre joueurs, mais il soufre de quelques problèmes, dont l’un est que le jeu n’explique pas les spécificités de ce mode.
Seuls les objets dans l’inventaire sont partagés entre tous les joueurs, ceux dans le sac-à-dos sont par contre personnels.
Rappelez-vous que l’inventaire est perdu à chaque changement de niveau…
Par contre, il est tout à fait possible de transférer des ressources, et il s’agit même d’une option capitale pour remporter la partie : cliquez simplement sur votre barre de ressources et vous pourrez fournir des points d’industrie, de science ou de nourriture à qui vous voulez.
Pour faire une recherche, mettez la science en commun afin d’éviter d’avoir à attendre.
Pour construire, partagez votre industrie au lieu de patienter plusieurs tours que quelqu’un ait le total requis, etc.
Les ressources sont partagées selon un calcul assez mystérieux.
On peut supposer que le total des ressources gagnées est divisé équitablement entre les joueurs.
Ainsi, si vos modules vous donnent +20 de nourriture par tour et que vous êtes quatre joueurs vous n’en gagnerez en fait que 5 points chacun.
Ce procédé peut rendre la manipulation assez frustrante pour le joueur qui n’a qu’un héros support, puisqu’en plus de ne pas faire grand chose le bonus qu’il procurera sera divisée par quatre.
La manipulation obéit apparemment à des lois différentes de celles du solo : alors que le héros peut tout à fait être attaqué dans le solo et continuer sa manipulation par la suite, il semblerait qu’en multijoueurs le héros qui manipule ait à attendre à nouveau un tour avant de pouvoir effectuer sa manipulation (comme s’il avait quitté la pièce) s’il est ciblé par les monstres au cours d’un combat.
S’il se contente de frapper sans être la cible des ennemis, il n’aura pas à attendre à nouveau.
On ne peut pas faire de pause en mode multi. Eh oui. Gardez la souris sur le bouton de soin et restez attentif, un coup fatal est si vite arrivé…
Si vous mourez, pas de panique : attendez que vos potes trouvent un héros perdu dans le donjon (même à un autre étage) et vous pourrez le recruter si vous avez assez de nourriture, ou un pote peut...
Amplitude Studios, développeurs (Français !) de Endless Space (jeu de stratégie dans l’espace) remettent le couvert avec Dungeon of the Endless.
Avec un tel nom, on pourrait s’attendre à de la grotte humide avec du bon vieux gobelin mais vous allez vous apercevoir que le titre reste la tête dans les étoiles.
Jouer à ce jeu sur une tablette ? Une fois le jeu lancé, vous atterrissez sur l’écran d’accueil.
Pourquoi détailler un menu de jeu ? Car il y a quelque subtilités à connaitre avant de lancer une partie.
En effet et comme dit plus haut, « continuer » permet de reprendre une partie solo entamée.
Il est donc possible de sauvegarder en solo mais pas en multi !
Faites attention quand vous lancez une partie avec des amis car celle-ci peut durer très…très longtemps (comptez 2 à 3h en mode « trop facile » et quelques heures supplémentaires en mode « facile »).
Pourquoi mettre des guillemets à « facile » et « trop facile » ? Car c’est du pur troll de la part des développeurs.
L’histoire du jeu est relativement simple : votre vaisseau s’est fait attaquer et vous avez dû le quitter à bord d’une capsule de sauvetage. Après son crash, votre but consiste à survivre en explorant les environs tout en protégeant votre seule source d’énergie : un cristal. Le but ultime : sortir le cristal du donjon pour pouvoir enfin vous échapper.
Seul bémol : le donjon est rempli de montres qui sont attirés par vous (bande de coquins) et / ou par votre cristal.
Avant de démarrer le jeu, vous devrez sélectionner un personnage parmi les 4 fournis si vous n’avez jamais joué (les 4 au début de la première ligne sur la capture d’écran du dessus).
Comme je suis un mec sympa, je vous donne quelques caractéristiques sur les personnages de départ (qui ne vous sont données nul part).
Tous les autres personnages peuvent être débloqués (16 en tout) en louant leurs services au court de la partie et en les faisant suffisamment progresser dans les niveaux.
Après avoir sélectionné la difficulté de la partie ainsi que vos personnages (2 même en solo), c’est le moment de choisir la capsule de sauvetage.
Celle-ci imposera les bonus et les malus de la partie (la capsule de sauvetage classique n’en apporte pas).
Idéal dont si vous voulez foncer dans le tas en espérant vous soigner massivement (attention aux malus parfois violents…).
Pour débloquer les différentes capsules de sauvetage, il faudra remplir certaines conditions.
Il ne faut pas se voiler la face, les pixels, on aime ou on aime pas.
Ayant été élevé avec des jeux comme Monkey Island, les pixels, ça ne me dérange pas le moment que le contenu est intéressant.
* icone des personnages avec leur barre de points de vie en vert.
Une biographie du personnage est présentée suivie de ses capacités actives, passives et de son équipement.
On retrouve ici tous les éléments d’une fiche de personnage de jeu de rôle (niveau, PV, régén, déf, vitesse, DPS, puissance…) ce qui permet à dungeon of the endless de se placer dans cette catégorie.
Dans Dungeon of the Endless, plusieurs manières de jouer sont possibles.
Cependant et dans tous les cas, pour progresser, il faudra ouvrir des portes menant à des salles.
Ces salles seront parfois vides, remplies de monstres (que vous devrez éliminer), dotées d’un nouveau compagnon, d’un marchand ou d’un trésor.
Dès qu’une porte est ouverte, votre crédit de ressource sera immédiatement augmenté (nourriture, science, industrie).
La brume devra quant-à elle être ramassée en éliminant des monstres.
L’intérêt ? - Les salles éclairées ne permettent plus aux monstres d’apparaître dans celles-ci.
- Vous pouvez la jouer jeu de rôle à fond et vous occuper principalement de vos personnages.
- Se la couler douce pendant que les machines font le boulot, c’est possible.
Vous pouvez la jouer « Tower Defence » en disposant des tourelles d’élimination dans tout votre donjon.
- Pas le temps d’attendre, Maman m’attend pour manger.
Pour avoir expérimenté ces trois façons de jouer, il faudra, en fait, combiner les trois aspects pour tenter de s’en sortir.
Rappelez-vous que le but ultime est d’amener votre cristal d’un point A à un point B en toute sécurité (si le porteur du cristal meurt, la partie est perdue).
Le cristal est lourd, ce qui rend le porteur très lent.
De plus, une fois que le cristal est hors de son socle, toutes les portes du donjon s’ouvrent (même celles que vous aviez laissées fermées !).
Bien sûr, l’évolution des personnages se fait naturellement et très classiquement pour toute personne ayant déjà joué à un jeu de rôle quelconque.
Cependant, le système d’évolution des modules à placer dans les salles est un poil plus complexe.
Celui-ci vous permettra de débloquer de nouveaux modules et d’améliorer les anciens contre des points de science.
Les modules disponibles sont bien sûr générés aléatoirement et le « lot » de modules sur lequel vous tomberez ne sera jamais le même d’une partie à l’autre.
Impossible donc de prévoir à l’avance la stratégie à adopter.
Découverte de Endless Dungeon avec Alpha et Eventis
Est-ce que Dungeon of the Endless est réellement « Endless » ? Que ce soit en solo ou en multijoueur, clairement, oui !
Les possibilités sont quasi-infinies dues à un donjon généré aléatoirement et aux combinaisons de personnages qui ne se prêteront pas forcément à la structure du dédale.
Pour une partie en mode « trop facile » avec pour objectif de terminer le donjon, comptez 3 bonnes heures et pour une partie en mode « facile », prévoyez au moins le double.
Dungeon of the Endless porte vraiment bien son nom.
Avec un donjon généré aléatoirement qui amène le joueur à se poser de nouvelles questions à chaque nouvelle partie, le jeu réussi clairement son pari d’une rejouabilité infinie.
Doté d’un humour savamment dosé (avec une excellente traduction) qui ferait presque oublier le coté résolument hardcore du jeu, celui-ci conviendra aux plus acharnés d’entre vous.
La combinaison du Tower Defence avec des feuilles de personnage directement issues du jeux de rôle amène un peu d’air frais dans un univers vidéo-ludique déjà très chargé.
Même si le jeu ne brille pas par son scénario, ce n’est finalement pas ce qu’on lui demande.

Endless Dungeon et Endless Legend: continuité et différences
Quand Amplitude a annoncé Endless Dungeon, un remake de Dungeon of the Endless, j’étais aux anges.
Il faut dire que j’avais adoré ce dernier, à l’époque.
Même si l’époque, c’était il y a environ 10 ans.
Le premier lifting est clairement visuel.
Exit le pixel art, place à de la 3D un peu cartoonesque mais tout aussi agréable.
C’est juste un genre différent.
Après une cinématique d’introduction de qualité pour vous expliquer comment vous avez atterri dans ce donjon sans fin, le jeu vous lance immédiatement dans l’action avec un premier niveau qui sert de tutoriel.
Après un échec forcé, vous vous réveillez au saloon, le hub central dans Endless Dungeon.
C’est de là que vous pourrez consulter les archives, améliorer vos héros, vos armes et même le saloon lui-même.
Mais surtout, c’est de là que vous choisirez la destination de votre prochain run.
Chaque run est composé de trois niveaux avant d’atteindre le cœur, au plus profond de la station spatiale.
Pour chacun de ses niveaux, vous aurez le choix entre différents environnements alternatifs que vous pourrez débloquer au fur et à mesure de vos visites.
Ce remake se différencie aussi de son grand frère par quelques changements dans le gameplay.
Les combats automatiques du premier sont remplacés par de l’action où le joueur contrôle son ou ses héros pour tirer sur tout ce qui bouge.
Comme dans l’original cependant, vous pouvez placer différentes tourelles afin d’aider vos héros à protéger le précieux robot-crystal.
Une fois celui-ci détruit, le run est terminé et vous êtes téléportés au saloon.
Rincez et recommencez.
De façon plus générale, l’aspect stratégique est presque totalement passé à la trappe.
Bien sûr, il y aura des choix à faire mais la gestion de la poussière ayant radicalement changé, on perd la planification très tactique pour faire place à plus d’action.
Là où Endless Dungeon est le plus fun, il faut bien l’avouer, c’est en coop avec des copains.
Le jeu permet de jouer à deux puis à trois, chaque joueur contrôlant un personnage.
Si le jeu est fun avec vos potes, cependant, je ne conseillerais pas le multi avec des inconnus.
En effet, les ressources sont partagées, y compris celle permettant d’améliorer vos persos.
En mode solo, ce problème n’en est bien entendu pas un.
L’IA qui contrôle vos personnages non actifs n’est pas dégueuse. Elle se débrouille assez bien et vous avez l’option de permuter le personnage actif à la volée d’un coup de gâchette pour faire des ajustements si besoin.
Ca fonctionne parfaitement, mais c’est moins fun.
En effet, si Endless Dungeon est satisfaisant pendant les premières heures, on en vient affreusement vite à se demander pourquoi faire un autre run.
La magnifique façade technique s’effrite vite à cause de la courbe de progression assez plate.
Les armes que vous trouvez en jeu sont quasiment toujours inférieures à votre arme de base et les bornes d’amélioration ne contiennent rien de très excitant la moitié du temps.
Souvent la montée en puissance des ennemis n’est pas proportionnelle à la vôtre.
Pire, les améliorations disponibles au saloon ne vous font pas miroiter grand-chose d’excitant.
Ainsi, passée la découverte des runs initiaux, je me suis retrouvée à me demander si j’avais vraiment envie de faire un autre run ou si je voulais jouer à autre chose.
Petit rayon d’espoir au bout du tunnel, les développeurs semblent avoir entendu les critiques de la communauté.
Dans un premier temps, ils ont corrigé le fait que seul l’hôte voyait le progrès sauvé dans son jeu.
Pour un jeu axé sur le multi, c’est quand même un comble.
D’autre part, ils ont lancé un sondage pour demander l’avis des joueurs sur la direction à prendre pour le jeu.
Si sur le plan technique, Endless Dungeon est un remake réussi, il lui manque ce petit je-ne-sais-quoi qui vous rend accro.
Endless Legend invite le joueur à prendre le contrôle de deux héros (à choisir à l’avance) dont le vaisseau (là aussi à choisir) s’est écrasé sur une planète hostile.
Le joueur débute une partie à côté d’un cristal qu’il doit protéger en plus des héros tout au long du jeu, ce cristal est une source d’énergie qui permet d’éclairer et de transférer de l’énergie dans l’ensemble des salles du niveau.
De plus, une fois le réceptacle d’arrivée du cristal trouvé dans l’une des salles du niveau, les héros doivent le déplacer rapidement dessus le nouveau.
L’énergie que relâche le cristal, une fois qu’elle atteint une salle visitée et alimentée par le joueur permet de construire, si l’utilisateur dispose des ressources nécessaires, diverses armes et des générateurs et créateurs de ressources supplémentaires.
Certaines modules à découvrir au hasard des salles permettent d’en concevoir des nouveaux et notamment de débloquer des nouveaux héros, il faudra toutefois dépenser des ressources pour arriver à ses fins.
Éclairer les salles est primordial afin de progresser dans le donjon.
En effet, si la salle n’est pas éclairée, à la prochaine ouverture d’une porte, des bestioles risques d’apparaître et de se diriger immédiatement vers le cristal.
Les ressources ne permettent toutefois pas toujours d’éclairer l’ensemble des pièces, il faut donc jongler entre l’éclairage et la construction de modules d’armement.
Le multijoueur reproduit ce même gameplay jusqu’à 4 joueurs en coopération.
Dungeon Of The Endless est une bonne surprise que ce soit à travers son aspect visuel mais aussi l’ensemble du jeu dont la prise en main s’avère au départ assez complexe.
Une fois les mécaniques enregistrées et malgré le gameplay exigeant, on arrive facilement à atteindre les 5/6 premiers étages.
Pour le reste, c’est bien souvent à la chance que se joue, le reste du jeu, le fait de débloquer par hasard un nouveau héros ou de tomber à côté du socle d’arrivée du cristal.
Endless Legend invite le joueur à prendre le contrôle de deux héros (à choisir à l’avance) dont le vaisseau (à choisir) s’est écrasé sur une planète hostile.
Le joueur débute une partie à côté d’un cristal qu’il doit protéger en plus des héros tout au long du jeu, ce cristal est une source d’énergie qui permet d’éclairer et de transférer de l’énergie dans l’ensemble des salles du niveau.
