Fraîchement débarqué dans le monde féodal imaginaire de Calradia, le joueur doit se tailler une place dans la cour des grands et recruter des troupes pour conquérir un à un tous les châteaux du globe. Le joueur démarre tout en bas de la chaine de pouvoir, parfois en tant que simple paysan armé d’une faucille avec une tunique pour toute armure. En accomplissant des petits boulots pour les grands de ce monde, comme porter des missives de château en château, il aura suffisamment d’argent et de renommée pour recruter des volontaires dans les villages alentours et ainsi commencer à faire des combats, d’abord contre des bandits puis contre des petits royaumes. Vient ensuite le temps de combattre pour un seigneur majeur ou de fonder son propre empire, en envahissant le plus de châteaux possibles.
Le monde de Mount & Blade est un mélange atypique de stratégie, de gestion et de combat. Le premier, sobrement intitulé Mount & Blade, a posé les bases de la série, mais il reste encore très rudimentaire. C’est Mount & Blade: Warband qui pousse vraiment l’idée au-delà de l’ébauche et fournit un jeu complet, varié, long et rempli de fonctions supplémentaires. Son mode multijoueur est très actif et ses moddeurs sont les plus nombreux. Et pour cause : Mount & Blade: With Fire and Sword et Mount & Blade: Napoleonics Wars, ainsi que le plus récent Viking Conquest, sont des variations de Warband qui tournent toujours autour d’un seul thème (les flingues, l’armée Napoléonienne en multi, les vikings). Si manier un mousquet est toujours rigolo, aucun de ces jeux ne réussit à être suffisamment complet et à renouveler suffisamment l’intérêt pour détrôner Warband.
Pour débuter dans la cour, il faut comprendre les mécanismes de combat et les choisir avec soin. Vous aurez de nombreuses options pour régler la difficulté du jeu : les dégâts que font les ennemis à vos troupes ou à vous-même, les dégâts que vous ferez à vos alliés si vous les frappez par mégarde, et ainsi de suite. Réduisez ce friendly fire au moins à la moitié - et vous avez l’autorisation de réduire aussi les dégâts que les ennemis vous font, mais vous pouvez aussi les laisser tels quels. Au passage, laissez vos troupes prendre des dégâts non-réduits également : vous voulez des batailles équitables, pas de la triche. N’oubliez pas non plus d’augmenter l’IA des ennemis jusqu’à une difficulté normale, mais pas au-delà si vous tenez à gagner.
Le cœur du jeu repose sur le combat, où le pilotage des attaques et des parades détermine souvent l’issue des affrontements. Le taquet pour changer la taille des batailles est très important, poussez-le au maximum : une bataille de 150 permettra de faire s’affronter deux troupes de 75 soldats simultanément. CTRL+ESPACE permet d’accélérer le temps sur la carte du monde. Certains joueurs font des milliers d’heures sur le jeu sans le savoir, donc on préfère vous prévenir.
Le combat au corps-à-corps est régi par un principe simple : vous pouvez balancer votre arme dans plusieurs directions, et si votre adversaire ne pare pas dans cette direction, il est touché par le coup. Il est impératif de maîtriser la parade à moins d’utiliser un bouclier, qui ne nécessite pas de parer dans une direction mais se porte simplement devant vous. Si les débutants voudront instinctivement se jeter sur les boucliers, ce n’est pas vraiment une bonne idée puisqu’ils ne risquent pas de progresser ainsi, ni d’accéder aux armes les plus puissantes. Il existe plusieurs méthodes pour choisir la direction dans laquelle parer.
La méthode la plus simple consiste à utiliser les touches de déplacement: flèche gauche (ou Q) + clic gauche = parade à gauche, flèche droite (ou D) + clic gauche = parade à droite. Cette méthode est facile à apprendre et plutôt instinctive, mais présente l’inconvénient de par exemple vous faire parer uniquement en bas si vous êtes en train de reculer. La méthode classique, plus difficile mais aussi plus répandue et utilisée par tous les vétérans, est de calquer la direction des parades (et des attaques) sur le mouvement de la souris: faites un brusque virage en avant avec votre souris et vous portez un coup d’estoc. C’est fluide, pratique, et efficace en toutes circonstances. Le seul problème, c’est aussi que ça demande de vrais réflexes - mais en contrepartie la plupart des joueurs trouvent ça plus immersif.
Si savoir parer les coups de l’adversaire et attaquer dans une direction à laquelle il ne s’attend pas est la clef pour sortir vainqueur d’une bataille, la plupart des combats de Mount & Blade ne sont pas de simples duels. Les bastons à la loyale sont fréquentes en multijoueurs, mais assez rares dans le mode solo, où vous aurez souvent à affronter plusieurs ennemis à la fois. Pour survivre, il faudra donc apprendre à se déplacer afin d’isoler ses adversaires et de ne pas se retrouver dans une situation délicate. Évaluez le nombre d’ennemis : sont-ils nombreux à pouvoir vous attaquer en même temps ? Est-ce qu’ils sont déjà occupés avec vos alliés, ou prêts à se jeter sur vous à la moindre approche ? Repérez les solutions de repli possibles, c’est-à-dire la plupart du temps les alliés à proximité qui pourront vous aider si vous avez du mal. En reculant vers eux, ils devraient réussir à distraire (et parfois tuer) les ennemis que vous leur amenez et vous pourrez tailler dans le tas plus tranquillement ou tout du moins réduire le nombre d’adversaire qui vous poursuit.
Observer le champ de bataille est crucial: si des archers peuvent vous tirer dessus ou que des cavaliers ennemis sont en train de rappliquer (ou peuvent le faire très vite), vous devez le prendre en compte. Le risque majeur pour vous, c’est d’aggro trop d’ennemis d’un coup. Vous pouvez facilement vous retrouver avec un train de dix ennemis qui vous poursuit pendant que vous reculez en cherchant des alliés qui pourraient vous aider. Il est très difficile de se battre contre plusieurs adversaires en même temps, car tous n’attaquent pas dans la même direction et vous ne pouvez parer que d’un seul côté à la fois. C’est pour cette raison que la plupart des joueurs choisissent de surveiller les batailles à cheval.
La rapidité du cheval vous permet de vous déplacer où bon vous semble, d’accompagner votre cavalerie ou d’être sur plusieurs fronts en même temps, ce qui est très précieux pour diriger votre armée avec finesse. Être capable de distancer l’infanterie vous assure de ne jamais vous trouver en fâcheuse posture. Peu à peu, vous apprendrez à contourner et à frapper des cibles d’opportunité: soldats isolés, déserteurs, lignes d’archers, etc. En contrepartie, vous devenez une cible plus facile pour les archers ennemis, et vous ne pouvez pas utiliser certaines armes plus lourdes ou arbalètes si votre cheval meurt au mauvais moment (mais il réapparaîtra sitôt la bataille terminée).
Le combat à distance traditionnel (avec des arcs et des arbalètes) se situe à l’opposé du combat à distance: il s’agit avant tout de tuer l’ennemi avant qu’il n’arrive au contact. L’arc reste très amusant, demande beaucoup de pratique et demeure très utile, même si les arbalètes offrent une alternative plus pragmatique sur le long terme. En multijoueurs, ou contre des adversaires vêtus d’armures lourdes, ne vous attendez pas à tirer pour tuer: l’objectif est d’amoindrir l’adversaire pour faciliter le corps-à-corps. La localisation des dégâts est gérée par le jeu; viser la tête des ennemis est souvent la meilleure option. Parfois, un large bouclier recouvrira une grande partie de leur corps: vous pourrez alors tenter de leur tirer dans les pieds. Il n’est pas rare de voir un archer porter une arme à une main sur lui, au cas où un ennemi se rapprocherait d’un peu trop près.
Les armes de Mount & Blade Warband appartiennent à des catégories (des maîtrises) différentes, afin de distinguer la manière dont elles fonctionnent et la capacité de votre personnage à les utiliser. Par exemple, si vous avez 200 points dans la maîtrise armes à une main, vos coups seront plus rapides avec une épée qu’avec une lance (qui est dans la catégorie des armes d’hast). Seule la rapidité de vos coups est régie par cette maîtrise, la puissance étant définie par votre compétence puissance de frappe (Power Strike). Retenez aussi que les armes de corps-à-corps font leur maximum de dégâts avec la pointe et qu’une arme utilisable à deux comme à une main est évidemment plus faible lorsque manœuvrée d’une seule main.
Armes à une main: épées et masses légères permettent l’utilisation d’un bouclier, mais offrent des dégâts moins importants que les armes à deux mains. Elles conviennent bien aux débutants qui maîtrisent mal les parades et qui souhaitent survivre face à une rangée d’archers, tout en investissant dans la compétence maniement de bouclier pour exploiter pleinement leur potentiel.
Armes à deux mains: elles infligent de gros dégâts et peuvent traverser les boucliers ennemis, mais vous n’avez pas de bouclier et devez donc parer sans bouclier. Elles exigent aussi une certaine chance pour esquiver les flèches des archers adverses. Certaines armes à deux mains ne peuvent pas être utilisées à dos de cheval, ce qui est marqué dans leur description. Néanmoins, elles restent extrêmement efficaces pour des attaques lourdes et des frappes dévastatrices.
Armes d’hast: lances, grands bâtons et piques se distinguent par leur portée et leur capacité à immobiliser les cavaliers. Elles restent délicates à manier contre l’infanterie rapprochée et sont généralement réservées aux vétérans. Avoir des lanciers dans son armée peut contrer la cavalerie adverse et apporter un avantage stratégique lors des assauts sur les châteaux.
Arcs et arbalètes forment une dualité à distance: les arcs, plus rapides à recharger, gagnent en dégâts avec la compétence Power Draw mais nécessitent de la pratique et offrent une mobilité suffisante pour des tirs lointains. Les arbalètes, plus faciles à utiliser, restent une option solide pour ceux qui recherchent précision et dégâts à moyenne portée, mais demandent une recharge prolongée et une certaine patience en combat.
Armes de lancer, quant à elles, offrent des dégâts potentiellement énormes grâce à Power Throw et s’inscrivent comme des options utiles pour des situations particulières. Il existe trois types de dégâts dans Mount & Blade, et chaque arme peut infliger jusqu’à deux selon les coups. Contondant (C) et blunt (b) désignent les armes qui assomment, alors que perforant (Piercing) concernent les coups qui traversent les cibles. Ce spectre de dégâts influence directement les choix d’équipement et les tactiques sur le champ de bataille.
- Adapter le style de combat à son niveau et à ses préférences (parade, esquive, utilisation du bouclier).
- Gérer la formation et la disposition des troupes pour maximiser les chances face à des ennemis multiples.
- Exploiter les faiblesses des adversaires (distance, cavalerie, archers) pour prendre l’avantage.
Pour les aspects de courtiser une dame dans la cour de Calradia, il faut comprendre que les interactions sociales et la réputation jouent un rôle clé dans l’ascension politique et militaire. Le système rassemble les alliances possibles, les cadeaux et les quêtes qui peuvent renforcer votre influence. Le mélange de stratégie militaire, de gestion des ressources et de diplomatie s’avère être le socle de la progression du joueur dans le royaume des canards et au-delà.

En résumé, Mount & Blade: Warband combine des éléments de gestion, de stratégie et de combat dans un univers médiéval où séduire et gagner l’allégeance des puissants peut être aussi crucial que la bravoure sur le champ de bataille. Avec une couronne à obtenir et des fiefs à prendre, votre chemin vers le pouvoir passe par la maîtrise des arcanes du combat, l’optimisation de vos troupes et la finesse de vos alliances.