La vie des débutants sur Mount & Blade n’est pas facile. Est-ce un jeu de stratégie ? De gestion ? De combat ? Et pourquoi est-ce qu’un paysan armé d’une fourche arrive sans problème à tabasser un joueur niveau 5 en armure ? Tous ces mystères, et bien d’autres, seront dissipés par nos vétérans afin que le règne de la terreur de Mount & Blade prenne fin. Le royaume des canards sur le forum Canard PC. Oui c’est le topic des mods, mais on l’utilise comme lieu de discussions générales sur le jeu de toutes façons.
Le joueur démarre tout en bas de la chaine de pouvoir, parfois en tant que simple paysan armé d’une faucille avec une tunique pour toute armure. En accomplissant des petits boulots pour les grands de ce monde, comme porter des missives de château en château, il aura suffisamment d’argent et de renommée pour recruter des volontaires dans les villages alentours et ainsi commencer à faire des combats, d’abord contre des bandits puis contre des petits royaumes. Vient ensuite le temps de combattre pour un seigneur majeur ou de fonder son propre empire, en envahissant le plus de châteaux possibles. Cela n’aura pas échappé aux plus fins limiers parmi vous : il y a une bonne dose de jeux Mount & Blade.
Le premier, sobrement intitulé Mount & Blade, a posé les bases de la série, mais il reste encore très rudimentaire. C’est Mount & Blade: Warband (une sorte de Mount & Blade 2 qui ne dit pas son nom) qui poussera vraiment l’idée au-delà de l’ébauche et fournira un jeu complet, varié, long et rempli de fonctions supplémentaires. Son mode multijoueur est très actif et ses moddeurs sont les plus nombreux. Et pour cause : Mount & Blade: With Fire and Sword et Mount & Blade: Napoleonics Wars (qui n’a pas de campagne solo), ainsi que le plus récent Viking Conquest, sont des variations de Warband qui tournent toujours autour d’un seul thème (les flingues, l’armée Napoléonienne en multi, les vikings). Si manier un mousquet est toujours rigolo, aucun de ces jeux ne réussit à être suffisamment complet et à renouveler suffisamment l’intérêt pour détrôner Mount & Blade: Warband.
Vous aurez de nombreuses options pour régler la difficulté du jeu : les dégâts que font les ennemis à vos troupes ou à vous-même, les dégâts que vous ferez à vos alliés si vous les frappez par mégarde, et ainsi de suite. Réduisez ce friendly fire au moins à la moitié - et vous avez l’autorisation de réduire aussi les dégâts que les ennemis vous font, mais vous pouvez aussi les laisser tels quels. Au passage, laissez vos troupes prendre des dégâts non-réduits également : vous voulez des batailles équitables, pas de la triche. N’oubliez pas non plus d’augmenter l’IA des ennemis jusqu’à une difficulté normale, mais pas au-delà si vous tenez à gagner. Le taquet pour changer la taille des batailles est très important, poussez-le au maximum : une bataille de 150 permettra de faire s’affronter deux troupes de 75 soldats simultanément (si les deux armées sont plus nombreuses, des renforts apparaîtront quand il y aura eu suffisamment de morts).

CTRL+ESPACE permet d’accélérer le temps sur la carte du monde. Certains joueurs font des milliers d’heure sur le jeu sans le savoir, donc on préfère vous prévenir.
Maîtriser le combat et la parade
Le combat au corps-à-corps de Mount & Blade est régi selon un principe simple : vous pouvez balancer votre arme dans plusieurs directions, et si votre adversaire ne pare pas dans cette direction, il est touché par le coup. Il est donc impératif de maîtriser la parade à moins d’utiliser un bouclier, qui ne nécessite pas de parer dans une direction mais se porte simplement devant vous. Si les débutants voudront donc instinctivement se jeter sur les boucliers, ce n’est pas vraiment une bonne idée puisqu’ils ne risquent pas de progresser ainsi, ni d’accéder aux armes les plus puissantes.
Il y a plusieurs méthodes pour choisir la direction dans laquelle parer. L’une des plus simples est d’utiliser les touches de déplacement : flèche gauche (ou Q) + clic gauche = parade à gauche, flèche droite (ou D) + clic gauche = parade à droite. Cette méthode est facile à apprendre et plutôt instinctive, mais présente l’inconvénient de par exemple vous faire parer uniquement en bas si vous êtes en train de reculer. La méthode classique, plus difficile mais aussi plus répandue et utilisée par tous les vétérans, est de calquer la direction des parades (et des attaques) sur le mouvement de la souris : faites un brusque virage en avant avec votre souris et vous portez un coup d’estoc. C’est fluide, pratique, et efficace en toutes circonstances. Le seul problème, c’est aussi que ça demande de vrais réflexes - mais en contrepartie la plupart des joueurs trouvent ça plus immersif.
Si savoir parer les coups de l’adversaire et attaquer dans une direction à laquelle il ne s’attend pas est la clef pour sortir vainqueur d’une bataille, la plupart des combats de Mount & Blade ne sont pas de simples duels. Les bastons à la loyale sont fréquentes en multijoueurs, mais assez rares dans le mode solo, où vous aurez souvent à affronter plusieurs ennemis à la fois. Pour survivre, il faudra donc apprendre à se déplacer afin d’isoler ses adversaires et de ne pas se retrouver dans une situation délicate.
Évaluez le nombre d’ennemis : sont-ils nombreux à pouvoir vous attaquer en même temps ? Est-ce qu’ils sont déjà occupés avec vos alliés, ou prêts à se jeter sur vous à la moindre approche ? Repérez les solutions de repli possibles, c’est-à-dire la plupart du temps les alliés à proximité qui pourront vous aider si vous avez du mal. En reculant vers eux, ils devraient réussir à distraire (et parfois tuer) les ennemis que vous leur amenez et vous pourrez tailler dans le tas plus tranquillement ou tout du moins réduire le nombre d’adversaire qui vous poursuit.
Observez le champ de bataille pour voir ce qui pourrait vous nuire pendant que vous êtes en train de combattre : si des archers peuvent vous tirer dessus ou que des cavaliers ennemis sont en train de rappliquer (ou peuvent le faire très vite), vous devez le prendre en compte. Le risque majeur pour vous, c’est d’aggro (d’attirer l’attention de) trop d’ennemis d’un coup. Vous pouvez facilement vous retrouver avec un train de dix ennemis qui vous poursuit pendant que vous reculez en cherchant des alliés qui pourraient vous aider : il est très difficile de se battre contre plusieurs adversaires en même temps, car tous n’attaquent pas dans la même direction et vous ne pouvez parer que d’un seul côté à la fois. C’est pour cette raison que la plupart des joueurs choisissent de surveiller les batailles à cheval. La rapidité du cheval vous permet de vous déplacer où bon vous semble, d’accompagner votre cavalerie ou d’être sur plusieurs fronts en même temps, ce qui est très précieux pour diriger votre armée avec finesse.
Être capable de distancer l’infanterie vous assure de ne jamais vous trouver en fâcheuse posture. Peu à l’aise dans la mêlée où vous devez affronter plein d’adversaires en même temps, vous pouvez tourner autour et aller frapper les cibles d’opportunité : soldats un peu à l’écart, déserteurs en train de tenter de fuir, lignes d’archers, etc. En contrepartie, vous faites une meilleure cible pour les archers ennemis, vous ne pouvez pas utiliser certaines armes (notamment les plus grandes armes à deux mains ou les arbalètes lourdes) et vous serez dans la panade si votre cheval meurt au mauvais moment (mais pas d’inquiétude, il réapparaîtra sitôt la bataille terminée).
Le combat à distance traditionnel (avec des arcs et des arbalètes) se situe à l’opposé du combat à distance : il consiste avant tout à tuer l’ennemi avant qu’il n’arrive au contact. Si beaucoup de joueurs préfèrent les armes de corps-à-corps et disent profiter du système de combat unique des Mount & Blade, nous ne partageons pas forcément cet avis : l’arc reste très amusant, demande beaucoup de pratique et, surtout, demeure très utile. Cependant, en multijoueurs, ou contre des adversaires vêtus d’armures lourdes, il ne faudra pas s’attendre à tirer pour tuer : vous servirez avant tout à attendrir la viande, afin que les ennemis soient considérablement affaiblis avant d’arriver au contact… Sauf si vous êtes nombreux à tirer.
M&B Napoleonic Wars #10 | Combats dans la cours du CHÂTEAU !
Armes et maîtrises: choisir son équipement
La localisation des dégâts étant gérée par le jeu, le mieux sera évidemment de viser la tête des ennemis. Parfois, un large bouclier recouvrira une grande partie de leur corps : vous pourrez alors tenter de leur tirer dans les pieds. Il n’est pas rare de voir un archer porter une arme à une main sur lui, au cas où un ennemi se rapprocherait d’un peu trop près. Il est très rare de tomber sur un joueur qui a choisi de se spécialiser en armes de lancer : la plupart du temps, elles sont considérées comme des armes d’appoint, pratiques à emporter en bataille et aptes à dénouer des situations particulières. Elles ne demandent pas de tactique spécifique, mis à part qu’il faut évidemment viser la tête de vos adversaires et ne pas tenter de les toucher à moins qu’ils soient à maximum, disons, quinze mètres de distance.
Les armes de Mount & Blade Warband appartiennent à des catégories (des maîtrises) différentes, afin de distinguer la manière dont elles fonctionnent mais surtout la capacité de votre personnage à les utiliser. Si vous avez 200 points dans la maîtrise « armes à une main », vos coups seront plus rapides avec une épée qu’avec une lance (qui, elle, est dans la catégorie des armes d’hast). Seule la rapidité de vos coups est régie par cette maîtrise, la puissance étant elle définie par votre nombre de points dans la compétence puissance de frappe (Power Strike). Retenez aussi que les armes (de corps-à-corps) font leur maximum de dégâts avec la pointe (donc quand vous frappez un type quasiment avec la garde de votre épée, vous avez un malus) et qu’une arme qui peut s’utiliser à deux comme à une main est évidemment plus faible quand vous ne l’utilisez qu’avec une seule main.
Armes à une main : des épées et des masses légères qui ne demandent qu’une seule main pour être maniées, et qui ont donc l’immense avantage de pouvoir être utilisées avec un bouclier. En contrepartie, elles font beaucoup moins de dégâts que les armes maniées à deux mains. Les débutants qui ne maîtrisent pas bien les arcanes de la parade (et les joueurs qui aiment survivre face à une rangée d’archers) préfèreront ce type d’armes, même si il faudra aussi investir dans la compétence de maniement de bouclier pour en retirer tout le potentiel.
Armes à deux mains : les très populaires armes à deux mains ont l’inconvénient de ne pas vous permettre de tenir un bouclier, et donc de vous reposer uniquement sur la parade pour contrer les coups adverses. Il vous faudra aussi pas mal de chance pour passer entre les flèches des archers d’en face. Ces problèmes majeurs étant évoqués, il faut tout de même noter que les armes à deux mains font de gros dégâts (le maul ou marteau à deux mains fait toujours son petit effet, allant même jusqu’à pouvoir fracasser les boucliers ennemis) tout en ayant parfois une excellente portée avec des épées longues dont la lame peut avoisiner les deux mètres. À noter que certaines de ces armes ne sont pas utilisables à dos de cheval (si c’est le cas, ce sera marqué sur la description de l’arme).
Armes d’hast : les lances, les grands bâtons, les piques, bref ce qu’on appelle en anglais les polearms. Elles se caractérisent par leur portée exceptionnelle et leur capacité à stopper net un cheval si un soldat à pied le frappe avec un coup d’estoc. Bien qu’elles soient très utiles pour les cavaliers, qui peuvent en utiliser certaines comme lances de joute et infliger des dégâts monstrueux, les armes d’hast sont délicates à utiliser pour l’infanterie puisqu’elles sont quasiment inutiles lorsque l’ennemi est trop proche pour être frappé avec la pointe. On les déconseille pour les joueurs, sauf les vétérans qui savent ce qu’ils font, mais il n’est pas inutile d’avoir des lanciers dans son armée - notamment pour contrer la cavalerie adverse.
Arcs : plus rapides à recharger que les arbalètes, les arcs font moins de dégâts et un débutant pourrait être tenté de les déprécier. En fait, les dégâts d’un arc augmentent avec la compétence puissance de tension (Power Draw), alors que ceux d’une arbalète sont fixes : un maître archer tirera plus vite et fera plus de dégâts qu’un maître arbalétrier. La balistique des flèches étant gérée par le jeu, il faut beaucoup s’entraîner avant de pouvoir toucher des cibles lointaines, mais c’est après tout ce qui fait le charme de ces armes. Certains petits arcs sont utilisables à dos de cheval, et dépendent de la maîtrise « archerie à cheval », que nous déconseillons au débutant car il s’agit d’une branche très spécifique de la cavalerie et de l’archerie.
Arbalètes : faciles à utiliser car elles ne nécessitent pas de compétence ou d’entrainements particuliers, les arbalètes sont généralement louées pour leurs dégâts et leur précision à moyenne portée. Elles font une bonne arme secondaire pour un personnage axé corps-à-corps, mais il ne faut pas oublier qu’elles font moins de dégâts qu’un arc manié par un archer spécialisé. On trouve une grande variété d’arbalètes, et toutes sont correctes : de l’arbalète de chasse à la lourde arbalète de siège, vous devriez pouvoir facilement trouver votre bonheur. Cependant, recharger une arbalète implique de rester debout sans bouger pendant de longues secondes, ce qui déplaira à beaucoup de joueurs. Elles demeurent quand même très populaires parmi les personnages dont l’attaque à distance n’est pas la première priorité.
Armes de lancer : souvent méprisées, les armes de lancer sont en tout cas mal comprises. Si les javelots ou les haches de lancer n’ont ni la portée ni la précision des arcs et des arbalètes, elles peuvent occasionner des dégâts énormes si celui qui les manie a investi dans la compétence puissance de jet (Power Throw), qui augmente leurs dommages. Notez que les sacs de flèches, de carreaux ou d’armes de lancer s’équipent comme des armes normales et se renouvellent entre chaque bataille : si vous tirez vos 16 flèches pendant un combat, vous les retrouverez automatiquement lorsqu’il sera terminé. Il y a trois types de dégâts dans Mount & Blade, et chaque arme peut en infliger jusqu’à deux selon les coups qu’elle inflige. Par exemple, une massue fera des dégâts contondants, comme une lance qui fait un balayage, mais cette même lance fera un coup perçant si elle frappe d’estoc (de l’arrière vers l’avant).