Final Fantasy 7 de 1997 s’est vendu à 14 millions d’exemplaires dans le monde. Ce succès, on le doit notamment au travail de Tetsuya Nomura, en charge du design des personnage aux côtés de Yoshitaka Amano (et qui créra plus tard Kingdom Hearts). Dans un entretien avec le Young Jump, magazine mensuel de mangas, Nomura explique ses intentions artistiques.
En accordant une attention toute particulière à l’apparence de ses personnages, les franchises du directeur ont fédéré beaucoup de fans. Mais l’apparence ne fait pas tout. Pour créer un personnage idéal, Nomura pense “que ce n’est que lorsque l’intérieur et l’extérieur sont combinés que le personnage devient ce personnage". Le directeur travaille profondément l'histoire propre à chaque personnage principal de ses titres, comme pour Lightning (Final Fantasy 13) qui a été pensé pour devenir un modèle exemplaire.
Nomura l’avoue lui même : “je pense que beaucoup de gens dessinent des personnages avec une certaine ressemblance avec ce que je fais, mais jusqu’à récemment personne n’était capable de dessiner vraiment comme moi”. Le directeur artistique blague sur le fait que même lui se trouverait bien embêté de devoir reproduire un de ses designs. Si vous appréciez le style de FF ou Kingdom Hearts, Nomura a aussi dirigé un film en images de synthèse : Final Fantasy VII: Advent Children (2005).
FF7 et la place de Nomura dans l’histoire de la série
FF7, l'oeuvre la plus populaire de Nomura. Final Fantasy 7 Rebirth, sortit en février dernier, est la deuxième partie du projet FF 7 Remake. Le soft présente l’excellente note de 92 sur Metacritic, et Nomura, son directeur artistique, a une petite idée de la recette de son succès. Quand on évoque FF 7 Rebirth, on pense évidemment d’abord au temps qu'il nous faudra pour explorer chaque recoin de son monde ouvert. Mais on pense aussi à ses personnages charismatiques.
Environ 20 ans après la sortie du jeu original FF 7 sur PS1, Nomura avait bien conscience de la nécessité d'améliorer l'apparence globale du jeu, et surtout des personnages. Dans l'entrevue avec Young Jump, Nomura âgé de 53 ans explique qu’il pense à sa retraite prochaine : “ je ne suis qu'à quelques années de la retraite, et je commence à me demander si je vais prendre ma retraite ou terminer ma carrière en premier “. Avec l’arrivée prochaine de Final Fantasy VII Remake, on apprécie grandement replonger dans la licence de Square Enix.
Peu importe les épisodes, on a toujours pris un immense plaisir à parcourir ces divers mondes qui ont tous su nous offrir des expériences uniques et inoubliables. On s’est donc dit qu’il serait intéressant de faire un petit top autour de cette franchise et c’est vous qui avez décidé que celui-ci serait autour des antagonistes. Si l’on a bien sûr un grand attachement pour les héros que l’on joue, ces aventures ne seraient rien sans une figure à combattre. Que cela soit des méchants emblématiques ou bien d’autres ennemis annexes, il y a toujours quelque chose à retirer de leur parcours et des défis qu’ils imposent à l’équipe. Voici donc un classement de dix adversaires qui ont su marquer nos divers périples. Bien évidemment, il s’agit d’un top purement subjectif et l’on serait ravi de connaître votre propre sélection.
- 10. Cid du douzième épisode: un antagoniste révélant une profondeur inattendue et la complexité des liens familiaux dans l’univers d’Ivalice.
- 9. Ardyn (Final Fantasy XV): charisme, ambiguïté morale et vérité cachée qui brouillent les frontières entre allié et ennemi.
- 8. Golbez (Final Fantasy IV): puissance brute et révélation sinistre derrière une marionnette d’un être supérieur.
- 7. Seymour (Final Fantasy X): un antagoniste qui passe d’allié apparent à menace majeure, avec une dimension thématique forte.
- 6. Garland (Final Fantasy I): la boucle de haine et la répétition du destin comme métaphore du cycle moral humain.
- 5. Kuja (Final Fantasy IX): stratège impitoyable et créature née de manipulations, oscillant entre puissance et désespoir.
- 4. Hojo (Final Fantasy VII): savant fou responsable des pires dégâts sur la famille et le corps humain, moteur des tragédies majeures.
- 3. Gilgamesh (Final Fantasy V): sbire devenu personnage récurrent et emblématique, symbole d’ambiguïté et de curiosité narrative.
- 2. Kefka (Final Fantasy VI): clown crimeluxueux devenu symbole de destruction et de nihilisme absolu.
- 1. Un antagoniste central et omniprésent, dont l’ombre plane sur l’ensemble de la saga et qui illustre la complexité de la motivation maléfique dans Final Fantasy.
Cette liste n’est pas exhaustive et peut contenir des révélations liées à l’intrigue selon les opus. Cependant, elle met en lumière comment les antagonistes, par leur écriture et leur présence, font écho à l’univers complexe des jeux et à la quête des personnages principaux, dont l’apparence et la profondeur psychologique jouent un rôle crucial dans la réception et l’immersion du joueur.
Des personnages secondaires qui renforcent l’impact des méchants
On retrouve dans FFVII et d’autres opus des figures comme Jesse, Johnny, le Maire, Rufus, Scarlett, Téioh, Zack, Barret et bien d’autres, qui enrichissent la toile narrative et offrent des contrepoints qui permettent d’appréhender les motivations des antagonistes sous différents angles. Jesse, par exemple, est une résistante clé qui guide Cloud au début du réacteur, tout en illustrant les enjeux féminins et technologiques de l’époque. Zack, ancien Soldat, éclaire les doutes de Cloud et donne du poids émotionnel à la tragédie de Nibelheim. Rufus et Shin-Ra incarnent la crainte et l’oppression d’un pouvoir corrompu, tandis que Hojo expose les dérives éthiques de la science sans limites.

Le style visuel et narratif de Nomura, combiné à l’héritage artistique d’Amano et à l’extension du mythe par les remakes et les films, offre une expérience qui dépasse le simple cadre du jeu. Final Fantasy VII Remake, avec ses améliorations graphiques et narratives, affirme l’adhérence durable de la saga à l’idée que le mal est complexe, souvent présent dans des figures qui semblent à première vue ordinaires, mais qui révèlent des couches profondes au fur et à mesure que l’on explore leur histoire.
Pour ceux qui apprécient le style de FF ou Kingdom Hearts, Nomura a aussi dirigé Final Fantasy VII: Advent Children (2005), démontrant que l’important dans ces œuvres est d’écrire des personnages dont l’impact dépasse le support initial. Ainsi, la franchise continue d’évoluer, tout en restant fidèle à sa tradition de proposer des antagonistes riches, multifacettes et mémorables qui résonnent longtemps après avoir posé la manette.
Caius Ballad : l’antagoniste le plus sous-coté de Final Fantasy ?
On s’est donc dit qu’il serait intéressant de faire un petit top autour de cette franchise et c’est vous qui avez décidé que celui-ci serait autour des antagonistes. Ce classement met en lumière comment l’apparence et l’intérieur des personnages, travaillés avec soin, créent une expérience narrative durable et marquante pour les joueurs du monde entier.
| Antagoniste | Oeuvre | Raison principale |
|---|---|---|
| Kefka | Final Fantasy VI | Destruction et nihilisme, émergence d’un antagoniste iconique |
| Hojo | Final Fantasy VII | Manipulations génétiques et cruauté méthodique |
| Garland | Final Fantasy I | Boucle de haine et symbolique universelle |
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