Neverwinter coups critiques: analyse approfondie d’un MMO free-to-play controversé

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Ce jeu est une énorme blague, il a du potentiel mais les devs en ont décidés autrement. J'ai commencer sur PS4 à sa release (mi juillet 2016), j'ai accrocher au jeux malgré ses nombreux defauts et je suis arriver jusqu'au lvl 70 avec 3000GS. Mais là j'arrête.

Points positifs marquants

Le leveling rapide et facile, les casu seront content. En gros on atteint un niveau 70 et 2000GS en 2 semaines sans forcer. Le système de classe est sympa, le classique trio DPS/Heal/Tank est présent, les pouvoirs sont sympas et variés malgré des animations assez nazes pour certaines classes (guerrier off en particulier).

Les guildes sont assez poussées, il y a un vrai interet à upgrade la forteresse car cela permet de débloquer du stuff et des atouts intéressants. En revanche il faut soit une guilde de 140 farmers coreens soit payer des milliers d'euros pour atteindre le niveau maximum de la forteresse. Les environnements assez variés, du désert aux glaciers en passant par les marécages ou les ruines.

Aspects techniques et design

Animation des personnages magnifiques, jolis décors, jolies armures avec de beaux détails, j'adore mon guerrier défensif nain. Nous sommes dans un jeu d'action où les réflexes sont de mise, il faut bloquer au bon moment et attaquer au bon moment. Sauf que les attaques sont trop molles et le lag serveur omniprésent. Les serveurs du jeu sont uniquement basés en Amérique.

Techniquement parlant, Neverwinter est comme tous les jeux d’Arcs : la question technique est limitée par ce que savent faire ces devs de chez Perfect World Entertainment, et comme pour STO, cela a ses limites. Le PvE est franchement sympa, quoi que pas vraiment compliqué. Le PvP lui est vraiment bien, au moins ici il ne s’agit pas d’avoir le meilleur stuff et de balancer toutes ses compétences et puis point, ici il y a vraiment plus de stratégie qui me font penser aux MOBA. Le PVP, si vous le faites en leveling, va se limiter à voir deux groupes de bots jouer à « avance-moi et avance-moi ». En général, c’est assez simple : vous vous connectez, vous allez prendre les deux premières zones, puis vous attendez les rouges ou les bleus et vous allez chercher ensuite du côté de l’ennemi.

Monétisation et impact sur le gameplay

Le cash-shop est intrusif, on peut échanger la monnaie réel en monnaie de jeu et acheter de l’équipement épique qui s’équilibre à ton niveau et te rend abusé en PvP surtout si tu joues rogue, monture, clé pour coffre, compagnon, etc. P2W ! Franchement pour un F2P, il est très sympathique et vous passerez sûrement un bon moment, mais vous comprendrez rapidement que pour atteindre le maximum bien équipé, il faut investir énormément.

Avant, il y avait le Gateway, fermé à cause des bots farm, du fait de la facilité à faire des diamants Astraux. Diamants qui sont la monnaie réelle du jeu. À cela se rajoute le Marché des Zen, le hic c’est qu’il semble qu’il y ait quelques problèmes pour l’instant. Beaucoup de choses dans le Cash-Shop sont cosmétiques, cependant d’autres le sont beaucoup moins. Il est possible de monter et stuff ses personnages sans toucher au Cash-shop mais cela vous demandera beaucoup de temps, et surtout des diamants.

Réalisation des contenus et relecture critique

La Foundry apporte un contenu de jeu exploitable à l’infini. La nouvelle extension Strongholds, annoncée en 2015, a suscité une désillusion chez certains joueurs quand elle a été publiée par Perfect World et Cryptic, notamment avec les rangs VIP et les préoccupations P2W. Le PvE est sympathique mais répétitif; le PvP manque cruellement de contenu et souffre d’un déséquilibre marquant entre les classes.

Les donjons et les raids : par exemple le raid de Tiamat se fait avec 25 joueurs et se joue en diaporama; les graphismes peuvent être médiocres et le framerate extrêmement bas sur certaines maps ou en boss spéciaux. Comme tout MMO, c’est le end-game qui attire, avec plusieurs campagnes apportant des bonus et des objets spécifiques; certaines campagnes ont été écrites par des auteurs de l’univers D&D, ce qui renforce l’immersion.

Équilibre des classes et expérience de jeu

Certaines classes apparaissent comme extrêmement puissantes à haut niveau, d’autres semblent à la peine et à la ramasse selon le GS et le matériel. Pour ces classes, une chiée de races existent, certaines sont payantes via le shop et la race Drakeide est particulièrement costaude avec toutes les classes. Le leveling, même en F2P, demeure fluide et vous vous retrouvez souvent au-delà du niveau de la zone au début.

Le PvE est utile mais le PvP est loin d’être satisfaisant, et le système d’enchantements et de sublimation manque de profondeur; les packs de mobs et la difficulté des boss en mode pick-up ne parviennent pas à compenser les faiblesses du tank et des groupes lorsqu’on tombe sur un DPS ou un healer peu ou pas équipés. Le jeu souffre aussi d’un manque de personnalisation avancée des personnages et d’un manque d’originalité des races et classes de base, ce qui peut lasser après plusieurs parties.

Récits et univers

Le monde de D&D est très riche et l’univers y est bien retranscrit; l’univers est immersif et permet de créer des quêtes personnalisées; les joueurs peuvent écrire l’histoire de leur personnage et définir son lieu de naissance et ses motivations. Pour ceux qui apprécient le mélange MOBA/MMO, Neverwinter peut apparaître comme une synthèse intéressante, même si l’exécution technique et le modèle économique restent contestables.

Réflexions personnelles et comparaison

En comparaison avec DDO, Neverwinter est différent dans certains aspects techniques et structurels; DDO peut être privilégié pour sa construction de personnage et son gameplay, tandis que Neverwinter offre une expérience D&D plus ouverte côté narration et possibilités communautaires. Le jeu est beau lorsque les graphismes sont poussés au maximum, mais il peut être laggy et peu optimisé sur des configs modestes. Pour ceux qui aiment les MMO orientés D&D, c’est un titre à tester, mais avec prudence sur l’aspect économique et les bugs persistants.

Conclusion personnelle et recommandations

En conclusion, il existe une multitude de jeux bien meilleurs avec beaucoup plus de contenu et un univers bien plus grand. Ce MMO est typiquement un jeu fast-food destiné aux fans de Donjon et Dragon mais son approche marketing et ses pratiques de monétisation peuvent être très décevantes. Si vous cherchez une expérience purement gratuite, vous y trouverez des compromis difficiles à accepter: le cash-shop peut devenir indispensable pour rester compétitif, et le lag ainsi que les bugs peuvent ruiner l’expérience.

illustration du schéma de progression et des campagnes

VOICI comment je planifie une quête D&D

Notez toutefois que l’univers de D&D demeure riche et que lePvE et le PvP présentent des aspects attrayants lorsque l’on est prêt à tolérer les défauts techniques et les choix économiques des développeurs.

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