Les tieffelins des Royaumes Oubliés : héritage, société et mythes

Les tieffelins portent la corruption du Mal au plus profond de leur âme, c'est pourquoi on les persécute et on les craint dans presque toutes les contrées de Faerûn. Ceux qui présentent des anomalies physiques évidentes sont tués dès la naissance et ceux dont les distinctions physiques sont plus discrètes se font parfois supprimer par leurs propres parents épouvantés. Il arrive cependant de temps en temps qu'un tieffelin naisse de parents qui ne s'émeuvent pas de son apparence, sont prêts à lui offrir une chance, désireux de tirer profit de ses aptitudes ou suffisamment maléfiques pour vouloir entretenir de telles dispositions. Ce sont ces tieffelins qui ont le plus de chances d'arriver à l'âge adulte.

Les tieffelins sont les descendants lointains d'humains et d'Extérieurs maléfiques, tels que des démons (en général une marilith ou un succube), des diables (comme les érinyes, les gelugons ou les diantrefosses), des formantes, des rakshasas ou même des serviteurs de divinités du Mal (certaines de ces créatures devant, bien entendu, recourir à la magie pour endosser un aspect qui leur permette de s'accoupler avec des humains). Les tieffelins ont l'aspect d'humains, si ce n'est pour une ou deux distinctions liées à leurs ancêtres peu communs. Les tieffelins prennent conscience dès leur plus jeune âge de ce qui les différencie de leur entourage et ressentent rapidement d'étranges envies, désirs et besoins liés à leur hérédité maléfique.

La plupart des tieffelins faerûniens sont issus de lignées qui trouvent leur origine en Mulhorande et à Thay. Les tieffelins mulhorandi descendent de serviteurs ou de manifestations de Seth et de Sebek, tandis que ceux de Thay résultent de flirts avec toutes sortes de démons. Comme c'est le cas pour les aasimars de la Mulhorande, de nombreux tieffelins de ce pays quittent leur ancienne patrie pour rencontrer leur destin sans intervention extérieure. Les tieffelins thayens sont souvent les petits-enfants de puissants magiciens, dont les naissances n'étaient qu'une étape d'un grand projet politique, et mènent généralement des vies d'esclave ou de simples pions au service des deux camps de leur famille (on raconte néanmoins que Névron, le zulkir de l'Invocation, est un tieffelin).

L'Unther est réputé pour abriter une population de tieffelins comparable à celle de la Mulhorande, mais il s'agit là d'un malentendu, car le roi-dieu Gilgeam, dément et maléfique, n'engendra aucun enfant, de crainte de voir son trône usurpé par ses propres rejetons. Néanmoins, on estime que Nergal (le dieu uritherite du monde souterrain) aurait conçu au moins un enfant avant d'être abattu pendant la Guerre des Portorques, il y a plus de deux mille ans, et il est donc possible que certains hommes et femmes untherites portent encore l'héritage de cette divinité du Mal.

Les tieffelins mènent des vies de bannis. Ils sont craints pour le Mal que perpétue leur hérédité et agissent souvent en adéquation avec cette ascendance, mais apprennent à rester à distance de la population et à dissimuler ce qui les rend si différents. Comme presque tous les planaires, ils sont différents de leurs propres parents et ont rarement grandi dans un environnement baigné d'affection. Les tieffelins sont pleins d'amertume et s'attendent toujours à être rejetés, même par leurs meilleurs amis, ce qui les pousse facilement à mener des vies de criminels, de dépravés et de monstres cruels. Certains d'entre eux rejettent catégoriquement la corruption qui pollue leur sang pour chercher la lumière. Ils sont peu à réussir dans cette entreprise bien longtemps, et glissent bien souvent dans la position confortable qui les place à mi-chemin entre le Bien et le Mal. De nombreux tieffelins se multiclassent à partir du roublard et d'une autre classe, car même le plus talentueux des magiciens tieffelins a de bonnes chances de montrer des dons pour les acrobaties, le crochetage de serrure ou le déplacement furtif.

De nombreux tieffelins finissent comme chevaliers noirs, en raison de leur affiliation innée avec le Mal. Dans la mesure où ils peuvent naître dans des circonstances très variées, la plupart des tieffelins arrivent à l'âge adulte sans avoir connu le moindre de leurs congénères. Compte tenu de leur héritage disséminé et de leurs tendances maléfiques, les tieffelins se méfient les uns des autres, même s'ils aimeraient bien par ailleurs éprouver un sentiment de parenté toute relative avec l'un des leurs. C'est pourquoi il n'est pas rare de croiser un petit groupe de tieffelins, d'états d'esprit proches, à la tête de quelque guilde de voleurs.

Thay est particulier en ce qu'il renferme un bon nombre d'esclaves tieffelins. Un nombre inconnu de lignées fiélons subsiste à Thay, certaines étant oubliées depuis des générations. Quand un véritable tieffelin émerge d'une lignée en sommeil, la ruée des magiciens rouges qui se battent pour mettre la main sur le rejeton planaire est systématique. Certains magiciens rouges élèvent ces jeunes tieffelins avec d'autres de leurs semblables, que ce soit pour en faire des espions infiltrés au sein des autres maisons, des assassins à leur solde personnelle ou simplement pour servir d'offrande sacrificielle envers quelque divinité du Mal. Il arrive que ces tieffelins développent un sentiment de communauté avec leurs compagnons. S'ils ont de la chance, ils pourront échapper à leurs maîtres vicieux et se disperser aux quatre vents pour éviter toute poursuite. Certains de ces esclaves sèment derrière eux le trouble pour mieux s'évanouir dans la nature, d'autres reviennent tuer leur ancien maître et d'autres encore partent pour ne plus jamais se retourner.

Les tieffelins n'ont pas de langue commune. Certains apprennent l'infernal ou l'abyssal, même si, comme la plupart d'entre eux n'ont pas la moindre idée de l'origine de leur héritage, ils se retrouvent bien souvent à choisir une langue avec laquelle ils n'ont pas de lien racial. De nombreux tieffelins acquièrent le don Négociateur infernal (cf. Les tieffelins n'ont pas de divinité commune à la race, mais il leur arrive de vénérer des démons, des diables ou tout être divin que pouvait servir leur ancêtre, voire l'ancêtre lui-même dans le cas où il s'agit d'une divinité.

Les tieffelins qui sont nés en dehors des Vieux Empires et de Thay, et tous ceux qui sont partis loin de ces contrées, se tournent en général vers des divinités tutélaires priées dans leur nouveau pays, dont la doctrine se rapproche de leur état d'esprit. Beshaba, la Pucelle de l'Infortune, a de quoi plaire à de nombreux tieffelins. Cette vicieuse et superbe déesse a elle-même au cours des âges produit quelques lignées de tieffelins, dont beaucoup ont les cheveux blancs et se reconnaissent par leurs ramures en lieu et place des cornes habituelles. Gargauth, le dieu de la corruption, de la trahison et de la cruauté, est connu pour s'être souvent déguisé en inconnu avenant et prévenant, pour se lier avec une brave femme en difficulté et l'abandonner ensuite juste avant qu'elle ne donne naissance à leur enfant au sang mêlé. Ces enfants du Mal ont imité les pratiques de leur père et la lignée de Gargauth a désormais de nombreux représentants à travers Faerûn.

Etant donné que de nombreux tieffelins se tournent vers l'art du roublard, ils sont nombreux à reconnaître Mask comme leur divinité tutélaire. On ne connaît qu'une lignée tieffeline maskarite, issue de Thesk et connue pour ne jamais se réfléchir dans les miroirs, mais la nature ultra secrète de Mask peut laisser penser qu'il pourrait en exister à peu près partout. Mask est vénéré par les tieffelins voleurs et tous ceux qui doivent œuvrer à la faveur des ténèbres. On ne connaît aucune progéniture planaire à Shar, mais ceux qui désirent oublier leurs vieilles souffrances et peines se tournent souvent vers elle.

Les tieffelins traitent la plupart des autres races de la même manière : en les regardant de loin. Ils sont très lents à accorder leur confiance et ont toujours peur de voir leurs amis se transformer subitement en ennemis. Les aasimars déclenchent généralement une peur ou un dégoût instinctif chez les tieffelins, ce qui rend particulièrement délicate toute tentative de collaboration entre ces deux races. Les demi-orques constituent le seul peuple que les tieffelins tolèrent sans problème, car ils restent la seule race mêlée courante qui soit autant tournée en ridicule que les tieffelins.

Les tieffelins n'ont pas d'équipement propre, mais ils sont friands d'armes qui infligent des sévices importants et font couler un maximum de sang. En raison de leurs histoires personnelles des plus variées, on ne peut désigner aucun animal particulier comme le plus populaire de la race tieffeline. Taille: M. Langues : D'office : Commun.

Quand un tieffelin meurt, il va comme tout le monde, auprès du dieu qu'il vénérait de son vivant ou, à défaut, dans le plan qui correspond le plus à son alignement. Quand aux univers, je dirais qu'on peut en trouver partout où il y a assez de fiélons pour qu'ils aient engendré une descendance. Après, je ne crois pas qu'on en trouve en ADD2 dans aucun monde, sauf peut-être les Royaumes Oubliés. Oui bien sur j'ai plusieurs traités sur le sujet. Pour être honnête, je n'en sais rien pour les Royaumes Oubliés. Je crois avoir lu des trucs là dessus, mais c'est assez flou.

Le monde des rêves est le plus merveilleux de tous les pays... Messages croisés Anne Claire. Oui bien sur j'ai plusieurs traités sur le sujet. Le monde des rêves est le plus merveilleux de tous les pays... Si je me trompe pas a partir de la quatrieme edition tu peu créer et jouer un thieffelins dans les Royaumes Oubliés. Pas de souci lol, c'était juste une idée spontanée, pas un truc auquel je tiens. D'ailleurs tu as raison, s'ils sont par nature solitaires, il y a peu de chances qu'il y ait fondé des diaspora. Je me suis posé une question et j'ai constaté qu'elle n'avait pas été soulevée sur ce forum. Cela porte sur les tieffelins, cette race jouable d'hommes-démons. Ils sont très présents dans les dernières éditions de D&D (en particulier depuis la 4e il me semble) mais avant ça, j'ai l'impression que c'est assez flou, en particulier pour les Royaumes Oubliés. Je me pose la question parce que dans la 5e édition par exemple, il s'agit d'une race jouable à part entière, à égalité avec les humains, elfes, nains, etc. Et ce même dans les Royaumes Oubliés. Cependant... Par exemple cette image de tieffelin qui provient du Planeswalker's handbook. Je suis donc perplexe.

image tieffelin planearmoire

« Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même. » Oui ! Les Forgotten Realms sont probablement l’univers de fantasy le plus documenté de l’histoire du JDR. Depuis 1987, Wizards of the Coast (et avant, TSR) y entasse cités, dieux, factions, héros et catastrophes à un rythme soutenu. Résultat : un monde qui fait rêver les vétérans et paniquer les débutants qui ne savent pas par où commencer. Première précision qui évite bien des confusions : les Forgotten Realms, c’est le nom de l’univers complet, mais 99% des aventures se déroulent sur Faerûn, le continent principal d’une planète nommée Abeir-Toril. Quand on parle de Neverwinter, d’Eauprofonde, de la Côte des Épées ou de la Porte de Baldur, on parle de Faerûn.

Les tieffelins restent une race complexe, dont l’histoire est étroitement liée aux intrigues politiques et mystiques de Faerûn. Leurs dieux tutélaires, leurs lignées et leurs alliances évoluent selon les empires et les regions, offrant des possibilités riches pour les campagnes et les personnages joueurs qui souhaitent explorer les marges du Bien et du Mal.

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