Mount & Blade : Warband est déjà dans les annales du jeu vidéo. Désormais, Bannerlord peut prétendre à entrer dans la légende. Steam comptabilisait plus de 145 000 joueurs le jour de sa sortie ainsi que le lendemain, faisant de la nouvelle production de TaleWorlds Entertainment, le jeu le plus vendu sur Steam pour l'année 2020. Huit ans ont suffi à faire trépigner les joueurs d'impatience. Pourtant, à ce jour, seule une version « Early Access » est présentée. Dans les mois à venir, le développement va continuer faisant évoluer le jeu. En bien, en mal ? La réponse nous ne l'aurons qu'à la sortie officielle du jeu.
Si vous avez eu la chance d'avoir accès à la bêta, celle-ci ne concernait que le multijoueur. À la manière de Warband, vous devez créer l'histoire de votre personnage. Néanmoins, vos choix ont un impact plus important sur le « background » de votre héros. Vous pourrez commencer très jeune (enfant, via une manipulation) ou très vieux. À savoir, l'effet du temps vous impacte. Lorsque vous débutez enfant, vous allez progressivement grandir jusqu'à devenir adulte. Le début de partie est marquée par un tutoriel sous forme d'histoire. L'une des grandes forces du jeu est son côté « bac à sable ». Vous êtes dès le début, libre d'agir à votre guise (mais à vos risques et périls).
L'Empire de Calradia, aux unités de lanciers et d'archers à en faire trembler les autres royaumes. Vous l'aurez compris, l'ensemble de ces royaumes sont inspirés de vraies nations. Toutefois, TalesWorld a rajouté une fonctionnalité rendant le jeu complet et davantage réaliste. Lorsque vous appuyer sur la touche K de votre clavier, le menu de votre royaume apparaît. L'onglet des fiefs permet quant à lui d'observer qui détient les villes, les châteaux et les villages. Une des nouveautés est l'onglet de la politique. Chacun de ces traités donne des avantages qui ne sont pas négligeables. Par exemple, pour « War Tax », qui s'applique uniquement en temps de guerre, chaque propriétaire de fiefs perçoit 5% de plus des taxes habituelles mais leurs terres perdent chaque jour 1 point de prospérité. Si vous êtes rattachés à un royaume et selon vos points d'influence, vous avez la possibilité de voter pour ces décrets. Néanmoins, toutes les familles ne sont pas forcément favorables à ce que vous proposerez. Le dernier onglet concerne la diplomatie. De manière très simple, il permet de voir les relations du royaume avec les autres factions.
On note une évolution majeure sur la notion de « royaume ». En effet, sur Warband, cet aspect est réduit à son plus simple usage. Il reste une chose similaire au précédent opus, c'est la notion de relation d'un personnage envers un autre. L'une des autres améliorations du jeu est votre clan. A priori, il semble plausible d'avoir une femme, voire même des enfants. Je n'en suis pas assez loin dans le jeu pour en dire plus à ce sujet. À travers cette nouvelle fenêtre, vous pouvez vous intéresser aux différentes armées qui composent votre clan. Il existe la possibilité de lever une armée et d'y mettre à sa tête l'un de vos compagnons. Vous pouvez accéder aux informations générales de vos fiefs. Une fois dans le château, plusieurs options s'offrent à moi : gérer la garnison ou le château. La première va me permettre d'y placer des hommes en garnison si le château vient à être attaqué. Ainsi, à la manière d'un RTS, chaque construction vous apporte des bonus moyennant un certain coût. À vous de juger au mieux de ce qui est nécessaire selon les temps actuels. Ces trois grands ajouts et améliorations depuis Warband amènent encore plus de profondeur au gameplay.
Toutefois, avant de pouvoir vous faire un nom, il vous faut parcourir le monde de Calradia et répondre aux quêtes des personnes dans le besoin. Nous avons 6 grandes compétences : vigueur, contrôle, endurance, ruse, sociabilité et intelligence. Les points de concentration vont vous permettre de pousser votre limite d'apprentissage. Néanmoins, pour prétendre à les débloquer, vous devez augmenter votre apprentissage au maximum : c'est à cela que servent vos points de concentration. Ils vous permettent de débloquer progressivement des futures compétences. L'un et l'autre sont indissociables et utiles dans l'augmentation des performances de votre joueur. Il vous faut acquérir de l'expérience. Lorsque vous arrivez dans un village ou dans une ville, il vous est présenté en haut à droite de l'interface, les personnes d'intérêts ou d'influence notable. Vous avez la possibilité de leur parler sur le sujet de la mission, mais tous n'accepteront pas, car ils observeront par exemple que votre armée n'est pas assez imposante, que votre jauge de vie est faible ou que vous n'êtes pas assez influent.
Vous devrez chasser des bandits, résoudre des problèmes de meurtres entre deux villages voisins, escorter des paysans, etc. Cependant, pour l'heure, la diversité des missions est assez pauvre et de surcroît redondante. Pour autant, le jeu des influences est toujours présent. Quel en est l'impact le plus direct ? Lorsque vous décidez de recruter des soldats pour votre armée, ce sont les personnages influents du fief qui vous en fournissent. Il y a des troupes de base, à leur plus bas niveau (vous devez les entraîner) et d'autres unités, plus aguerries qu'il vous faut débloquer en augmentant vos relations avec la personne. Ici, rien ne change réellement. Les mécanismes de gestion de votre armée sont les mêmes que dans Warband. Dans un sens plus global, vous devez gérer le moral de votre troupe. Votre inventaire est directement impacté par le nombre de vos soldats. Plus vous avez d'hommes et plus la possibilité de transporter des items est importante. La carte campagne nous présente un tout nouveau Calradia. Vous trouvez les mêmes principes que dans les précédant opus. Le temps est un élément clé du jeu. Les journées passent beaucoup plus rapidement. Dans son ensemble, la carte est plutôt jolie et fluide. Elle est l'un des points convergents du jeu où l'on passe le plus de temps avec les batailles.
Un aspect sur lequel je souhaite m'attarder quelques lignes est celui relatif à la mise en place des sièges. Vous allez commencer par monter un camp de siège. À la fin de celui-ci, vous avez la possibilité de lancer l'assaut. Toutefois, pendant cet intervalle de temps, la construction d'engins de siège est réalisable. De manière automatique, ces armes de siège attaquent la forteresse (comme celles de l'ennemi, s'il en dispose). Des animations de vos engins en action apparaissent et vos armes de siège peuvent être détruites pendant la construction de votre camp par les tirs adverses. Ces actions de vos IA vous permettent d'affaiblir les remparts et de causer des pertes dans les rangs ennemis, avant le début de l'assaut. Cependant, attention, le contraire est vrai aussi. Bien sûr, diverses options s'offrent à vous selon vos moyens. Pour vous aider dans votre œuvre et si votre influence est suffisante, vous pourrez lever une armée. Cela consiste à faire appel à certaines armées de votre choix pour qu'elles viennent vous renforcer. À ce moment-là, vous devenez leader.
Les combats se veulent, au premier abord, plus réalistes. Le premier sentiment que l'on ressent est la « lourdeur » de notre joueur. Les déplacements ont gagné en réalisme, tout comme les animations. Vos coups comme vos parades sont déterminés par le mouvement de votre souris. Si vous souhaitez porter un estoc, il vous suffit de « traîner » votre souris vers le bas en maintenant le clic gauche enfoncé. Pour une Early Access, je trouve, pour l'heure, le résultat très satisfaisant. D'autant plus que celui-ci donne vraiment envie d'aller au combat. Ce qui est encore plus impressionnant, c'est la vitesse à laquelle vous pouvez parer. Le jeu est très réactif et il répercute avec précision vos mouvements en les retranscrivant instantanément. Dans Warband, le gameplay était plus rustique, plus lent. De plus, les mouvements à cheval sont également plus réalistes. Si vous passez de Warband à Bannerlord, vous allez être surpris.
Comme nous avions eu l'occasion de le voir dans les « Dev Diaries », selon le niveau de l'IA (et votre niveau de difficulté choisi via les options), cette dernière peut être fatale au combat. Elle a cette tendance à vous feinter pour mieux vous désemparer et tenter un coup fatal. La grosse nouveauté réside dans le côté « tactique » incorporé à Bannerlord. Pour chacune des formations (ou pour l'ensemble) vous pouvez donner des ordres de base : avancer, charger, faire face à l'ennemi, tenir la position et j'en passe. Vient ensuite l'ordre de la formation à adopter. Pour l'infanterie, plusieurs options s'offrent à vous : former un mur de bouclier, un cercle, un carré ou une tête de flèche. Qui plus est, en maintenant la touche « Alt » -une fois le menu d'ordres ouvert, vous pouvez positionner (depuis votre position de joueur) vos unités comme sur un Total War en maintenant le clic droit et étirant ou regroupant votre ligne. Ce mélange apporte - de nouveau - de la profondeur dans les batailles.
Si la campagne a été renforcée par le jeu des influences et de la gestion, les batailles se sont pour leur part améliorées par les choix tactiques. Vous allez également avoir l'occasion d'affronter vos ennemis en siège. Vos hommes feront en sorte de prendre en main ces engins de siège pour couvrir votre avancée, pendant que d'autres s'élanceront vers les échelles. Si vous vous joignez à une armée alliée, selon votre influence, le leader de l'armée peut placer une partie de ses troupes sous votre commandement. Vous aurez alors la possibilité de commander, tout ou en partie, l'infanterie, les archers ou la cavalerie. En début de bataille, vous voyez un arbre hiérarchique avec les différents lords à la tête de certaines parties de l'armée. Vous pouvez faire de même lorsque vous avez formé votre propre armée avec d'autres personnages de votre royaume. Sur la carte de combat, vous recevrez en temps réel les ordres du commandant en chef de l'armée qui vous dira ce qu'il attend de vous. Ce point ajoute une réelle nouveauté et vient considérablement renforcer l'intérêt des batailles auprès des alliés qui dans Warband se limitait quasiment systématiquement à une énorme mêlée générale, sans organisation.
Le mode multijoueur de Mount & Blade II : Bannerlord est pour l'instant la partie qui semble la plus sobre en termes d'optimisation. Les longs mois de bêta fermée ont été mis à profit par les développeurs de TaleWorlds pour fournir un mode multijoueur plus optimisé que le mode solo, notamment pour les ordinateurs les plus anciens. Tout d'abord, trois modes de jeu sont pour l'instant disponibles : capitaine, match à mort par équipe, et siège. Le premier place le joueur à la tête d'une petite compagnie à qui il peut donner des ordres. Le second est très classique et ne nécessite pas vraiment de description. Plébiscités dans Mount & Blade : Warband, les engins de siège utilisables par les joueurs font leur apparition dans ce mode, ainsi qu'un système de destruction d'une partie des bâtiments. À l'heure où nous rédigeons ces lignes, cinq types d'engins sont disponibles pour le mode siège : la tour de siège, le bélier, le trébuchet, le mangonneau et la baliste. Si les tours de siège existaient déjà dans le mode multijoueur de Mount & Blade : Warband, elles doivent être cette fois-ci poussées par les joueurs qui n'ont plus à juste se caler entre les deux roues pour les faire avancer. Petit point spécifique : les échelles ne s'empruntent plus « debout » mais comme dans la réalité... Impossible donc de se protéger avec son bouclier pour dévier les flèches des archers adverses. Par ailleurs, le système de choix des personnages (pour tous les modes multijoueurs) a été modifié : la base reste la même, avec un système de classe, mais celui-ci a été considérablement développée. Ainsi, exit les trois choix inhérents à Warband (archer, fantassin, cavalier). Chaque classe en elle-même a, à sa disposition, deux ou trois choix différents de personnalisation ; ainsi, l'homme du clan (faction Battania) va disposer d'une masse, ou d'une hache et bouclier. Le légionnaire de l'empire, lui, va pouvoir récupérer un meilleur bouclier, une hache ou plus de javelots. Chaque classe peut ainsi se jouer différemment, même si le joueur en fera vite le tour. Les serveurs ont pour l'instant une capacité maximale de 120 joueurs et l'expérience n'en est que plus intéressante. Si le vétéran de Warband va retrouver des bases améliorées, le néophyte pourrait être ravi par le joyeux bazar d'un assaut sur une échelle ou de recevoir une pierre jetée par un mâchicoulis.
En résumé : les développeurs de TaleWorlds ont réussi à conserver une recette de base efficace… tout en l'améliorant, pour un résultat des plus appréciables. Malgré les éloges que nous pouvons en tirer, tout n'est pas parfait. Un problème récurrent et majeur reste à corriger. En effet, pour un grand nombre des joueurs, il s'avère que la faction Battania à tendance à écraser presque n'importe qui et à réduire une bonne partie de la carte sous son joug. Subsistent encore des soucis d'optimisation. Pour les configurations moyennes, pour l'heure, faire tourner le jeu en ultra (et avec un grand nombre d'unités) s'annonce compliqué. D'autant plus, que pendant les phases de siège, lorsque vos unités sont à proximités des murs, le jeu tombe à 5 images par seconde. La liste des bugs est assez grande. Elle est disponible sur le hub de la communauté sur Steam.

Le cor sonne, les corbeaux se rassemblent. Un empire est déchiré par la guerre civile. Par-delà ses frontières, de nouveaux royaumes s'élèvent. Empoignez votre épée, enfilez votre armour et chevauchez en quête de gloire sur les champs de Calradia. Imposez votre hégémonie et créez un nouveau monde sur les cendres de l'ancien.
Mount & Blade II: Bannerlord est la suite très attendue de Mount & Blade: Warband, le jeu de rôle et de simulation de combat médiéval acclamé. Créez et développez un personnage qui vous correspond et explorez, pillez et conquérez dans un vaste bac à sable médiéval qui rend chaque partie unique. Levez des armées, usez de diplomatie, commercez, créez des armes, recrutez des compagnons et gérez votre fief pour tenter de hisser votre clan dans les hautes sphères de la noblesse de Calradia. Commandez une armée et combattez à ses côtés dans de battles en temps réel à la première ou troisième personne utilisant le système de combat intuitif et complet basé sur les compétences de Mount & Blade. Mettez vos prouesses de combat à l'épreuve et affrontez des joueurs du monde entier grâce aux modes PvP multijoueur parties classées ou occasionnelles, ou hébergez votre propre serveur avec les fichiers de serveurs dédiés de Mount & Blade II. This game is set in a fictional medieval world where the player assumes the role of an adventurer. The player engages in fights and battles and may kill or dispatch enemies and possibly horses using swords, axes, bows and other melee and ranged weapons. The game shows blood effects and rag-doll integrated death animations. Player can purchase wine and ale, and consume these in taverns. All rights reserved.
(Let's Play Narratif) - Mount and Blade II : Bannerlord - Episode 1
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