Deux ans après le sac d’Imrryr, Elric mène une vie de mercenaire. Accablé par la mort de Cymoril, il arpente sans but les Jeunes Royaumes, jusqu’au jour où sa rencontre avec le jovial Tristelune commence à l’arracher à ses tourments. Ensemble, ils prennent la mer en direction de Dhakos, la cité aux mille flèches, pour répondre à l’appel des messagers de la reine Yishana. La souveraine du Jarkhor demande à Elric de l’aider : une mystérieuse tour est apparue à l’ouest de son royaume, qui porte la menace du Chaos ! Cet endroit va se révéler être un portail vers une autre dimension, dans laquelle nulle magie connue d’Elric ne peut agir.
Une interprétation visuelle magistrale pour entamer un second cycle de quatre volumes, toujours respectueusement adapté - avec quelques aménagements - de l’œuvre culte de Michael Moorcock avec la bénédiction de celui-ci. Avec Le Nécromancien, débute un nouveau cycle des aventures d’Elric. Et sur ce cycle, un nouveau dessinateur rejoint l’aventure : Valentin Sécher. Nous retrouvons Elric de Ménibolné, seul, devenu un empereur sans empire, à la recherche de quelque chose.
Dans une taverne, il a reçu la visite d’une femme, Shaarilla, venue lui proposer son aide. Mais celle-ci va disparaître lorsqu’Elric viendra sauver Tristelune d’Elwher et que son épée Stormbringer se sera nourrie. Ce cinquième tome est très réussi. Les scénaristes sont parvenus à nous passionner avec ce nouveau cycle qui débute de belle façon. Le lecteur n’est pas ménagé et il n’est pas au bout de ses surprises en lisant ces pages. Les personnages sont toujours bien écrits et les situations dans lesquelles ils se mettent, ne nous laissent pas indifférents. Les drames qui touchent Elric nous touchent.
Avec ce cinquième tome, vous allez pouvoir admirer le travail de Valentin Sécher, vous délecter de la puissance de son trait et de l’utilisation de ses couleurs magnifiques. Il parvient à créer l’atmosphère et l’ambiance sombre de ce récit. Il est vrai que certaines pages sont somptueuses et certaines sont même incroyables à regarder. Il y a une case, justement, qui va vous donner le tournis, devant une telle maestria de l’ensemble. Valentin Sécher est un grand artiste. Le Nécromancien, cinquième tome de la saga Elric est magnifique et ce récit captive. C’est là un très beau départ pour un nouveau cycle d’aventures épatantes.
Re: Critique BD ! Je suis rentré de Trolls et Légendes dans la même navette que Didier Poli. Une conversation passionnante sur Elric et Moorcock à la clé. Voilà, ça n'a pas beaucoup d'intérêt mais il fallait que je le dise parce que parfois, le hasard fait bien les choses ! Re: Critique BD ! « Que sommes nous, tous autant que nous sommes, sinon des spectres disparaissant dans la nuit ?» - Le Crépuscule du Dieu Gris - R.E. Re: Critique BD ! Eh oui, j'ai vu ça, j'avais en revanche totalement oublié que ça repartait pour un tour, avec un changement de dessinateur. Re: Critique BD ! La chronique arrive, mais c'est toujours aussi solide. Re: Critique BD ! Faut que je me les prenne un jour. "Je parle moins, maintenant. Plus je vieillis, plus je ferme ma gueule. Ce qui me faudrait, c’est le médaillon d'Harpocrate, avec le doigt sur la bouche comme ça. Je suis... Re: Critique BD ! Enfin, attention quand même. Re: Critique BD ! Ca me tente aussi beaucoup. Idem pour la nostalgie. Re: Critique BD ! Un tome 5 de qualité avec de superbes dessins. J'aurai aimé une histoire plus développée concernant l'arrivée de Tristelune et le passage avec Shaarilla. Le prix a payer j'imagine pour tout faire tenir en moins de 60 pages. Re: Critique BD ! Je commence enfin à lire celui-ci et c’est phénoménal. Re: Critique BD ! Ça me rappelle justement que je dois continuer la série, j'avais beaucoup aimé les quatre premiers tomes que j'ai lu l'année dernière. Ils avaient trouvé le moyen de moderniser le truc sans renier les fondamentaux c'était très plaisant et le dessin était sublime. Re: Critique BD ! Ce n'est pas forcément dû à l'adaptation, c'est juste pas très passionnant comme passage du cycle. Le scénariste Julien Blondel a entrepris depuis quelques années d’adapter le cycle d’Elric en bande dessinée, avec l’accord de l’auteur Michaël Moorcock. Les quatre premiers albums ont été réalisés avec le duo de dessinateurs Robin Recht/ Didier Poli tandis que le réalisateur Jean-Luc Cano est venu épauler Blondel. Nous voici donc Elric, le dernier empereur sorcier de Melniboné, qui a détruit son île (il faut avoir lu le tome 4, La cité qui rêve) et qui boit seul dans une taverne, avec son épée magique Stormbringer. Elric ne se remet pas la mort de son grand amour, Cymoril, qui avait pris sa place sur le trône de Melniboné. Une femme vient l’aborder : elle est issue du peuple de Myyrrhn, s’appelle Shaarilla et embauche Elric pour retrouver le livre des dieux morts. Cette quête l’amène à faire la rencontre de Tristelune d’Elwehr, qui devient son amie. Mais la quête échoue. Peu de temps après, Elric est contacté par Yishana, la reine de Jharkor et va la voir. Une tour du chaos s’est implanté sur son territoire et son amant, le sorcier Pan Tangien (grands rivaux des melnibonéens) Theleb K’aarna, n’y comprend rien. Après avoir refermé l’album, on reste à réfléchir un instant puis on le rouvre, on le feuillette. On a lu les histoire d’Elric adolescent. On a donc ici une certaine attente concernant les adaptations en bande dessinée de l’univers de Moorcock et les premiers albums pilotés par Julien Blondel étaient, enfin une bonne surprise, plutôt bons. Ici, le résultat dépasse les attentes, grâce à Valentin Sécher. Très à l’aise pour dépeindre un univers surnaturel, sa mise en couleurs (car il s’est occupé ici de toute la partie graphique) est à couper le souffle. La séquence où Elric et Yishana pénètrent dans la tour du chaos est par exemple magistrale. Enfin, Sécher sait dessiner de très belles femmes, et elles sont nombreuses dans l’univers du Melnibonéen.

Mythica 3: The Necromancer - Official Trailer
Tableau récapitulatif des éléments clés: Elric, Cymoril, Tristelune, Shaarilla, Yishana, Theleb K’aarna, Pan Tangien, la tour du chaos, Stormbringer, Moorcock, Valentin Sécher. Le récit s’inscrit comme le début d’un nouveau cycle, tout en restant fidèle à l’esprit originel de Moorcock et en modernisant la narration graphique sous la houlette de Sécher. Les pages qui décrivent l’entrée dans la tour du chaos illustrent parfaitement l’atmosphère sombre et Theleb K’aarna demeure un antagoniste récurrent et puissant, renforçant les thèmes de pouvoir et de trahison qui traversent la saga.
| Elément | Description | Impact sur l’intrigue |
|---|---|---|
| Elric | Dernier empereur sorcier de Melniboné, en quête personnelle | Navigation entre pouvoir, perte et destinée |
| Shaarilla | Alliée potentielle, issue du peuple Myyrrhn | Pousse Elric vers de nouvelles alliances |
| Tristelune | Ami et compagnon de route | Élèvent le récit vers l’exploration maritime |
| La tour du chaos | Portail vers une dimension où la magie échoue | Déclenchement du conflit avec le Chaos |
Les critiques et retours autour du tome soulignent une mise en scène graphique impressionnante, une atmosphère sombre réussie et un renouveau favorable grâce au style de Sécher. Le mélange entre fidélité à Moorcock et modernisation du dessin est perçu comme une réussite, même si certaines pages laissent penser à une densité narrative réduite par rapport à l’étendue du cycle à venir. Néanmoins, le spectateur est invité à suivre Elric dans des périples qui promettent encore beaucoup de surprises et de révélations sur son destin et sa place dans l’univers de Melniboné.
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