Association de reconstitution historique allemande et mémoire française autour des figures et lieux marquants de la Seconde Guerre mondiale

La Place de la Trinité porte le nom d’Honoré d’Estienne d’Orves depuis le 22 octobre 1944. Un monument y rappelle ses hauts faits de résistance. Au moment de la déclaration de guerre il est officier de marine, capitaine de corvette, en poste en Méditerranée Orientale à bord du « Dusquesne » dans le cadre de la Force X (division de cuirassés). Il appartient à une lignée de grandes familles chrétiennes, sa mère Elisabeth est une Vilmorin, son père Marc appartient à la noblesse du Midi. Après la capitulation française, il se rallie aux anglais en juillet 1940 à Ismaïlia et Aden et gagne l’Angleterre par le Cap de Bonne Espérance. Il prend le nom de résistance de « Chateauvieux » et est nommé chef du 2° Bureau des FNFL (Forces navales de la France Libre). Dans ce but, il monte un réseau baptisé « NEMROD » avec des marins-pêcheurs bretons. Ses principaux adjoints sont Yann Doornik et Maurice Barbier. D’Estienne d’Orves a besoin d’un opérateur radio compétent et choisit un alsacien, Gaessler, parce que celui-ci est bilingue. Trahi par Gaessler, il est arrêté près de Nantes le 21 janvier 1941 avec tout son réseau. Emprisonné au Cherche-Midi, puis à Fresnes, Honoré d’Estienne d’Orves est fusillé en août 1941 au Mont Valérien, malgré l’intervention de Darlan auprès des autorités allemandes. Né à Paris en 1910, Daniel Decourdemanche a fait ses études au lycée Carnot, puis au lycée Pasteur à Neuilly. Jacques Decours est démobilisé en août 1940 et regroupe des intellectuels résistants dans un comité populaire, dont Paul Langevin et Frédéric Joliot-Curie. Il fonde l’Université Libre en septembre 1940. Max Heilbronn adhère au réseau « Résistance Fer » - appelé « NAP » (Noyautage des Administrations Publiques) - créé en septembre 1942 et dirigé par René Hardy (mis en cause ultérieurement dans l’affaire Jean Moulin). Plusieurs fois inquiété, il est arrêté à Lyon en juin 1943 au moment d’un rendez-vous avec Hardy et déporté à Buchenwald. 8, rue Fromentin : Cyrille Makinsky, entré dans la Résistance aux côtés du Colonel Touny, devient patron du « Monte Christo ». 24, rue de Clichy : Roland Fargeon y établit la centrale de l’OCM (organisation civile et militaire) Région Nord. 8-5 & 10, rue du Faubourg Montmartre : au 5 : boîte au lettres des résistants du plan « Sussex » au « Café de l’Electricité » tenu par Margot Khill. 13 bis, rue Ste Cécile : Monsieur Radiguer met à la disposition des résistants « Défense de la France » ses ateliers et ses locaux. Le ministre délégué aux anciens combattants souhaite préciser tout d'abord à l'honorable parlementaire que des contacts ont été pris dès 2004 avec les fondations et les associations concernées afin de coordonner les différentes actions de mémoire qui seront organisées en 2005 pour célébrer le 60e anniversaire de la libération des camps nazis. A cet effet, une mission du 60e anniversaire de la libération des camps et de la fin de la Seconde Guerre mondiale a été créée par décret n° 2004-1316 du 30 novembre 2004 paru au Journal officiel de la République française du 1er décembre 2004. Cette mission, à l'instar de celle instituée pour commémorer le 60e anniversaire des débarquements et de la Libération, permettra de célébrer la libération des camps avec tout l'éclat et la solennité qui conviennent à cet événement. Le ministre rappelle que lors de la réunion du Haut conseil de la mémoire combattante, le 10 novembre dernier, le Président de la République avait fait connaître son intention de se rendre à Auschwitz, le 27 janvier 2005, jour de la cérémonie internationale du 60e anniversaire de la libération de ce camp. A cette occasion, il a inauguré la nouvelle exposition du pavillon français du musée d'Auschwitz. La France dispose, en effet, depuis 1978, dans un des blocs de cet ancien camp de concentration, d'une exposition permanente pour honorer la mémoire des déportés de France qui ont disparu tragiquement dans ce camp. Le Premier ministre a annoncé, le 25 janvier 2003, que la France allait procéder à une refonte complète de l'exposition afin que soient prises en compte les avancées de l'historiographie sur la Shoah lors des dernières décennies. Le ministre délégué aux anciens combattants a été chargé de la conduite de ce projet, les ministères des affaires étrangères et de la culture et de la communication apportant leur concours à cette réalisation. Par ailleurs, dans le cadre de la journée nationale du souvenir de la déportation le 24 avril 2005, le chef de l'État présidera également une cérémonie nationale d'hommage aux déportés à Paris. L'ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof a été choisi comme cadre du futur Centre européen du résistant déporté dans le système concentrationnaire nazi. Le ministre a posé la première pierre de ce mémorial le 22 juin 2003, à l'occasion de la cérémonie annuelle de commémoration. Les travaux de construction et d'aménagement seront achevés à l'horizon de l'été 2005 et l'inauguration de cet ensemble aura lieu à l'automne, sous la présidence du chef de l'État. Une exposition consacrée au camp de Natzweiler-Struthof de 1941 à 1945 se tient actuellement dans chaque service départemental de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre et plusieurs autres projets d'expositions et de colloques sur le thème de la déportation seront étudiés par les associations concernées. D'autres cérémonies seront organisées par les associations sur le site des camps, notamment à Ravensbruck et à Sandbostel, en avril, et à Oranienburg-Sachsenhausen, en octobre. Pour ce qui concerne les actions de mémoire à caractère pédagogique, le gouvernement français a retenu la date du 27 janvier pour instituer, dans les établissements scolaires, une journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité. Il convient de rappeler que, depuis 2003, les enseignants sont invités, lors de cette journée, à engager une réflexion avec leurs élèves sur l'Holocauste et les génocides. Dans le cadre de cette réflexion, une aide sera apportée à la Fondation de la déportation en vue de la réalisation d'une brochure pédagogique destinée à préparer les élèves au concours national de la Résistance et de la déportation pour l'année scolaire 2004-2005, dont le thème est : « 1945 : libération des camps et découverte de l'univers concentrationnaire ; crimes contre l'humanité et génocide ». Enfin, les « Chemins de la mémoire » publieront un dossier sur le 60e anniversaire de la libération des camps.

plan des lieux et monuments de la Résistance

1940 : Résister ou céder ? La France face à la ligne de démarcation – Documentaire Histoire - AMP

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